Ayé, partir ou rester il serait temps de définir ce qu'il faut faire. Je me souviens d'un endroit où vivait plusieurs familles tous solidaires. La télé jouait encore en noir et blanc, et le journal local était présenté par Souliman BANIAN, journaliste localement connu et je me demande s'il est toujours vivant. Quel âge j'avais je ne le sais même plus. Je me souviens juste que j'avais encore l'âge de jouer tout nu. Nu pied je courais et je rentrai chez les uns et les autres, recevant au passage quelques claques le long du dos. « Fenergan » ma mère appelait ça. Genre quand t'en prend une tu cours vite dans tes draps, car aussi bizarre que ça puisse paraitre, c'est le type de traitement qui te fait faire de très bonne sieste. Au fil des ans la famille a dû se disperser. Le Barachois, là où on créchait, commençait à se transformer. Pas encore de camion bar spécialisé en bouchon gratiné, juste des boutiques chinoises où l'on chapardait des sucettes « kojak » au gout très particulier. La crise ne date pas d'aujourd'hui. Je le sais parce que petit je l'avais déjà subit. On a dû déménager, quitter notre quartier délabré, pour aller dans un immeuble se taper 5 étages via les escaliers. Normal je me disais, ça doit être comme ça dans toutes les citées, avant de me rendre compte que les ascenseurs pouvaient exister. Ces escaliers je les ai foulés matin et soir pour aller à l'école des Badamiers. Premier en sport et en français je n'ai pourtant pas eu le succès tant mérité. Premières année d'école qui diagnostiquent une vue pas très nette. Premières années d'une existence avec l'obligation de porter des lunettes. Les années collège se font terribles, pénibles en cette période d'adolescence. Aucun regard féminin qui se pose sur ce corps ignoré par Maitre Beauté, parti en vacance. La coupe afro et des jumelles en guise de verres correcteurs, seuls artifices exploitables pour faire chavirer les cœurs, sèment la terreur parmi ces demoiselles, il est vrai encore mineurs. Depuis le lycée la donne a bien changé, et je ne vous raconte pas cette liberté savouré à l'université. Ceux qui ont fréquenté savent précisément tout ce qui s'y passe. On y fait de belles rencontres sans avoir besoin d'aller à la chasse. L'international est à porté de lèvres, quoi que par moment il a fallu déverser sa sève, prouver ce dont on est capable, jouer de son expérience, être un homme, assurer l'instant sans avoir bu une seule goutte de rhum. Partir ou rester il a fallu faire un choix. Choisir de rester et se retrouver entrainer dans de nouveaux ébats, ou choisir de partir et se retrouver dans des discussions qui finissent toujours en débats. Qui va là me dit ma mère dès que je rentre chez moi. Qui va là car quand j'arrive le soleil est encore très bas. Le sommeil est réparateur à ce qu'il parait. Parait aussi qu'il permet de se ressourcer. Je ne sais pas ce que je dois considérer comme vérité, mais il est clair qu'avec l'âge j'ai compris où est mon intérêt. Rien ne sert de courir il faut savoir se montrer patient. Plus la peine de se fatiguer surtout que je n'ai plus 20 ans. J'attends l'instant où se décanteront mes plus profonds ressentiments. Partir ou rester il serait temps de définir ce qu'il faut faire. Faire le mur, partir serait une solution envisageable, mais que me restera-t-il si ce que je vise s'égraine comme un château de sable. La peur au ventre j'avance à petit pas, pour ne blesser personne, pour ne pas froisser qui que ce soit. La chance me sourira sans doute mais encore faut-il que j'y crois…Encore faut-il que j'y crois…
Ayé, les regrets essayent de me courir après. Si je pouvais reprendre mes cartes je veillerais à mieux les redistribuer. On ne m'a refilé que des 7, même pas une dame ou un roi, voire un valet. Ne parlons pas des As, jusqu'aujourd'hui je n'arrête pas d'en réclamer. On m'a dit de faire ci, de faire ça pour conjurer le sortilège, comme si de ma vie, le malheur en avait fait le siège. On m'a dit de marcher avec un trèfle à 4 feuilles, de ne pas hésiter à le mettre dans mon portefeuille. Ces inepties ne m'ont convaincu que d'une chose, je ne peux compter que sur moi pour voir la vie en rose. Pourtant hier, Miss CDI, c'est comme ça que l'appelle sa commère, et bien Miss CDI a su me démontrer du contraire. D'une simple proposition, d'un simple geste dont elle peut être fière. J'ai bien compris que j'ai eu raison de refuser ces grigris vaudous. Je me demande encore comment elle a pu me ramener dans mon trou ? Un trou pas vraiment perdu mais je peine à le faire valoir, même si je n'arrête pas de dire que je ne suis pas aussi loin qu'on peut le croire. Malgré la distance, en tout cas, je ferai tout pour retrouver mes amis du lundi. Le lundi, une soirée spéciale que j'aurai voulue interminable à l'infini, mais il est bon de se quitter surtout quand on a bien bien rit. Alors, totalement j'envoie bouler tous ces regrets qui tentent de me rattraper, car des potes comme ça, je ne peux être que ravi de les avoir à mes cotés. Pas d'improvisation possible sans leur soutien, leurs encouragements. Tous les rêves sont permis en leur présence et je ne vous parle pas d'un pacte de sang. Je suis fan de leur état d'esprit, de leur état dès qu'ils sont en plein délire. Ils s'amusent et m'amusent à en mourir de rire. Tiens demain c'est lundi alors assez perdu de temps, je vais vite me coucher pour que demain arrive très rapidement. Mais avant de conclure, encore merci à Clara et Sophie. 2 femmes, avec ça très jolie, que je me ravis de compter parmi mes amies. A très bientôt dans la patinoire, sans glace ni protection, juste avec ce qui fait notre force… l'envie et la motivation…
Ayé, un nouveau jour, une nouvelle année débute sur la planète Terre, et je me demande qui entendra un jour mes prières. J'ai fais le vœu de voir tous mes vêtements repassés en rentrant chez moi, mais je me rends compte que ce n'est pas encore pour cette fois. Miguel et Rosa ne travaillent pas pour moi bien malheureusement. Quand je vois CAPWEL et FORRESTER profiter de leur formidable talent, je me dis que ce serait bien qu'ils viennent chez moi juste une journée, gratuitement. Oui, bon j'arrête de rêver, c'est vrai qu'on ne les a jamais vu repasser ces deux lèche culs. Ils ne font qu'ouvrir des portes ou répondre au téléphone pour nous faire croire qu'ils suent. Avec leur complet de cuisine rose et blanc jamais entaché de la moindre sauce, ils font semblant de travailler alors qu'ils ne font que multiplier les poses. Vraiment pas la peine qu'ils déboulent chez moi se gratter les fesses. Moi il me faut quelqu'un de sûr, bosseur et pas adepte de la paresse, pour que quand je rentre tout soit fait comme par magie. Ce serait tip top de ne plus avoir à s'occuper de sa lingerie, super tip top de ne plus avoir à s'occuper de cette connerie. Quand je pense que Nassimah a osé laver ses culottes bateau devant la caméra… Peut-être que si je l'interpelle elle pourrait aussi se charger de mes gros maillots 5 doigts. Avoir une Nassimah chez soit c'est ça qu'il faut développer dorénavant. Fini les grosses corvées qu'on n'a pas dut tout envie de faire parce que trop chiant. On claque des doigts et Nassimah débarque, bassine d'eau et savon de Marseille à la main, correctement sapée et disposée à satisfaire tous nos désirs ménagers du quotidien. En guise de salaire je lui verserai un petit quelque chose pour pas qu'elle se sente exploitée. Car c'est bien beau de l'avoir la Nassimah, encore faut il qu'elle puisse se nourrir et se loger. Et c'est là que ça fait mal quand on commence à parler fiche de paie. Parce que une Nassimah ça n'est pas possible pour tous les portes-monnaies. Du coup je vais me contenter d'accumuler la masse de vêtement à repasser. Quand je pourrai je m'offrirai ma Nassimah, une vraie, une qui sache laver sa culotte en me regardant avec la plus grande des fiertés…
Ayé, comme toujours il est temps de faire le bilan de cette année écoulée. Une année 2009 où j'avais espéré ne voir que du neuf en illimité, mais j'ai vite déchanté au fur et à mesure que les mois passaient. En mode reverse ma mémoire me fait défaut tellement il y a à oublier. Je me souviens pourtant de ce début d'année où je croyais avoir perdu l'être aimé. Un être si cher à mon cœur et qui a su me pardonner mes erreurs passés. Période difficile je dois dire où le doute s'était fortement installé. Mais on m'a dit qu'après la pluie vient toujours le beau temps. Sauf que le beau temps il ne s'est pas pressé pour se mettre en avant. D'ailleurs j'attends toujours qu'il débarque chez moi, même en coup de vent, pour lui offrir à boire s'il daigne s'asseoir, histoire qu'il ressente mon désir de le voir à jamais tout près de moi. L'année se termine et malheureusement pour 2009 il n'y a plus d'espoir. Maudite année que cette année 2009 qu'il faudra mettre aux oubliettes. A trop attendre d'elle je risque très vite de me retrouver en squelette. En mai j'ai rencontré une charmante petite fille, à peine plus musclée qu'un crayon mais si jolie. Je garde d'elle un souvenir impérissable mais ça elle le sait maintenant. Elle nous a quitté bien trop tôt, brutalement à l'âge de 6 ans, sans qu'on puisse lui dire pardon pour ne pas avoir été plus aidant. C'est ainsi que s'est écoulé le reste de l'année, rythmé par des dépôts de gerbes en l'honneur de quelques personnes âgées. Des personnes avec qui pourtant je n'avais aucun lien de parenté, mais à voir les membres de leur famille, des amis, pleuré, je ne peux que regretter leur départ quelque peu précipité. Il me tardait de voir la fin, le bout du tunnel, sortir de ce chemin jonché d'animaux maléfiques élevés à grande échelle. Plus je m'avançais et plus la lumière se faisait lointaine. Malicieuse l'année 2009 pour ne pas dire grosse vilaine, elle ne m'a pas fait de cadeau même quand je l'ai supplié d'être clément. Elle n'a même pas tendu l'oreille pour entendre ce que je murmurai fortement. Alors quand elle s'en ira dès demain après minuit, je me ferai une joie d'embrasser 2010 pour que 2009 me regarde avec dépit. Car comme elle a commencé, la fin est du même acabit. Mais dans l'espoir de vivre une bonne et heureuse nouvelle année, je m'autoriserai sans doute la légèreté de faire beaucoup, beaucoup de bruit. 2009 est mort, vive 2010
Ayé, c'est Noel alors à tous un Joyeux Noel. Cette année le Père Noel ne m'a pas ramené des cadeaux à la pelle. Je crois même que son entreprise est en crise et qu'il a dû galérer pour me retrouver. Beaucoup de demande et tellement peu à m'offrir pour me récompenser. Me récompenser d'avoir été sage et gentil avec tout le monde. Parce que des fois j'ai vraiment eu envi de débarquer chez certain y faire péter une bombe. Mais je suis resté sage, pas comme une image mais sage. En tout cas suffisamment pour que barbe blanche s'aventure dans mon village, pour qu'il retrouve aisément ma petite case malgré l'épais brouillard, et qu'il me dépose au pied du sapin tout ce dont j'avais rêvé dans mon plumard. Il était au rendez-vous, sapé de rouge et blanc comme toujours, fatigué par la route et speed pour éviter les premiers rayons du jour. Il est venu, je l'ai vu mais il ne m'a pas convaincu. Déjà il n'avait pas de traineau, seulement visible pour ceux qui ont bu. Et il n'avait pas de hotte et c'est ça qui m'a fortement déçu. Je me suis dit mais d'où qu'ils sortent tous ces cadeaux bien emballés. Hein ? D'où qu'ils sortent si ce n'est pas le Père Noel qui les a amenés ? Personne ne m'a répondu en fait, ils m'ont tous laissé tomber. J'ai bien remarqué que personne ne m'écoutait. Ils étaient tous là « ouai, ouai, ouai », ravis de ce qu'ils découvraient en présence de ce grand bonhomme à pied. Et moi, et moi, et moi, tu m'as oublié ? En fouillant bien il a fini par trouver ce qu'il cherchait mais ce n'était pas ce que j'avais demandé. Oh l'enfoiré ! Et dire qu'il m'a longtemps fait chanter qu'il descendrait du ciel avec des jouets par milliers. Ce serait plutôt un jouet à l'unité… Mais la magie a quand même opéré. Il a suffit que je regarde les yeux de ma fille pour voir que elle, elle y croyait. Le Père Noel s'en est allé comme il est arrivé, sans traineau soit disant emporté par le vent, en me laissant, verre à la main, trinquer au bonheur de ces enfants. Des enfants qui ont attendu patiemment pour avoir de ses mains tous leurs présents. À présent qu'il est parti va falloir maintenir la légende, le mythe, car peut importe l'idée que je me fais de ce type, le bonheur qu'il offre à voir mérite un peu plus de considération de ma part. Il n'est jamais trop tard pour bien faire alors je vais m'y atteler dès ce soir, pour qu'au prochain Noel mes yeux pétillent autant qu'une coupe de champagne. Le Père Noel reviendra par chez moi, même si j'habite par delà les montagnes. Il saura me trouver qu'il soit en chameau, en traineau ou à vélo, car ce que j'attends de lui va au-delà d'un simple petit cadeau
Ayé, « ousa mi lé » chantait Frédéric JORON. Oui, ousa mi lé, quand je vois ce qui se passe à Bras Panon. Déjà que ça papotait dans les cases à causes de statuettes soit disant scandaleuses, et voilà que le curé de l'Église se retrouve en justice pour des attitudes plus que douteuses. Il n'est pas le premier et je ne crois même pas qu'il soit le dernier. Derrière chaque sermon se cache un homme, un vrai. Avec tout ce qu'il faut de défaut et sans doute aussi avec ce qu'il faut de qualité. Et dire qu'on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Le bon Dieu justement, voit-il vraiment ce qui se passe dans ses nombreuses maisons ?Pourquoi laisserait-il faire cela sinon ?Le pouvoir que l'on donne à cet être fait de chairs et d'osimpressionne car on fait de lui un véritable patron, un grand big boss. D'un geste de la main il fait « assis » et on s'assoit sans poser de question. D'un autre geste de la main il fait « debout » et on se lève à l'unisson. Et on l'écoute attentivement, y a pas intérêt à faire les couillons, parce que sur Terre c'est lui le représentant du seigneur, c'est même son plus grand dalon. Alors c'est avec la plus grande des confiances qu'on va lui confier nos plus amers péchés. Pour qu'il nous dise, en tant qu'homme marié à Dieu : « oh mais tu mérites un coup de fouet ». Sauf que lui, dès qu'on a le dos tourné ne se prive pas pour profiter de la situation : « Oh le joli pti bout de chou, tu as bien appris tes leçons ?Allez viens t'asseoir sur mes genoux, hmm, voilà comme ça, très bien, hmm, c'est bon ! ». Oui je vous l'ai dit, derrière chaque déguisement se cache un homme, un vrai. Avec tout ce qu'il faut dans le maillot, le caleçon, le slip, le moule burne si vous préférez. Les malades ne courent pas les rues en vous signalant leur venue. Ils circulent comme vous et moi avec en tête l'idée primordiale qu'il faut rester inaperçu. Jusqu'au jour où ils se font arrêter pour avoir trop abuser de coups tordus. Parce qu'il faut le savoir, une fois ne suffit pas quand on a la culotte en feu. Plus y aura d'occasions plus les mains iront gratouiller l'intimité de quelques malheureux. Je comprends pourquoi certains se disent athées ou non croyant. Pas facile d'être en accord avec des âmes terrestres ignorantes de leur vivant. Ceux qui ont l'esprit aussi ouvert que la couche d'ozonepâtissent surement de la folie de certains hommes. Mais je reste persuadé qu'ils sauront garder une certaine humilitépour sauvegarder les intérêts des uns et des autres au gré de leur propre volonté. Au passage ma gratitude à celui qui m'a privé d'une honorable place en tant que parrain. Quand je vous dis que derrière chaque autel se cache un esprit malin. La religion n'est pas faite de mélange d'après certains. Une façon de voir incroyablement débile dans une ère de communion, et pourtant y en a encore qui sont capable de tout foutre en l'air avec un simple « non ». Heureusement que derrière chaque homme se cache encore des hommes, des vrais, avec un cœur gros comme ça et capable de vous faire entendre que tout n'est pas si désespéré.
Ayé, il était une fois Dieu qui, assit sur une belle étoile, contemplait l'immensité de l'univers. Dans ce noir absolu son étoile brille comme mille lumières, éclairant le visage de Dieu qui se demande quoi faire pour améliorer son œuvre, sa Terre. Cette Terre si belle et trop souvent ravagé par d'atroces guerres. Dieu prend alors dans ses mains ses compagnons les plus fidèles, des crayons de couleurs capables d'animer la vie sur terre comme au ciel. Il leur fait part de son rêve, un rêve si incroyable qu'il a lui-même du mal à y croire. Il a dessiné une ile, une toute petite ile, pendant que tout le monde dormait, un soir. Dieu ne voulait surtout pas qu'on le voit faire. Il veut rester discret sur cet ilot presque perdue en pleine mer, pour que celle-ci ne tombe pas entre de mauvaises mains. Il veut faire de cette île une terre de paix où le mal ne peut s'imposer face au bien. Il y a mis en son sein un volcan qui l'aviserait de tout danger tel une alarme intrusion. Car Dieu ne veut pas que l'on vienne entacher son œuvre, son illumination. Il confia donc à ses fidèles compagnons une honorable mission. Celle d'aller peupler son ile, eux qui se considèrent encore comme de simples crayons. Il leur demande de s'y disperser en gardant pour chacun d'eux leur particularité, leur couleur. Ces crayons qui ont encore bonne mine ne comprennent pas vraiment le souhait du seigneur. Ils ont toujours évolué ensemble, peignant chaque saison de tout leur cœur, et voilà que Dieu, dans toute sa splendeur, les missionne sur cette terre inachevée où règne par moment une torride chaleur. Au-delà des cieux Dieu les rassurent toutefois sur leur prochaine destinée. Il leur demande de rester tels qu'ils sont, solidaires et respectueux les uns envers les autres, tolérant et présent quelque soit l'évolution des uns et des autres. Car on sait bien qu'un crayon qui peint en continuité, perd de sa verve s'il n'est pas entretenu, taillé. Pour les rassurer davantage il leur assure de précieux gardiens, en la personne de grands esprits ayant déjà fait leur preuve, des saints. D'ailleurs Dieu promet même qu'un saint sera affecté dans chaque ville où ils vivront comme pour garder avec eux un éternel lien.Les crayons de couleurs de dispersèrent alors ravis. Ravis de partager ce rêve qui paraissaient être une vraie utopie. Car comment peut-on croire que des crayons de diverses couleurs, puissent peindre sur le même sol sans craindre de faire des erreurs. Oui, effectivement on peur se poser la question, à moins de faire confiance à des crayons soucieux de mener à bien leur mission. En regardant le résultat le créateur se réjouit de ce songe qui prend forme sous ses grands yeux. Chaque couleur s'est mué en une unité culturelle, accepté et célébrée dans tous les milieux, quelque soit leur Dieu.Son île est devenue un exemple qu'il présente volontiers aux plus pessimistes, à ceux qui disent impossible une réunion d'âmes sans qu'il y ait parmi eux un seul intégriste. Car c'est bien là la nature et la qualité de ce rêve divin. Chaque crayon représentant une couleur, a sa place en ce monde en tant qu'humain. Dieu peut maintenant aller se reposer, voire réfléchir à une autre création. Il peut même prendre son temps car il a déjà mis à l'eau la plus belle embarcation… l'île de la Réunion
Ayé, je me suis retenu de lui foutre un bon coup de pied. Tranquille comme à mon accoutumé, je profite d'une pause bien méritée. Pas de cigarettes à grillées, je ne fume pas, je tiens trop à ma santé. Les minutes s'égrainent rapidement, c'est toujours comme ça quand on prend du bon temps. Pas le temps d'apprécier, de se soucier de ce temps qu'on me prend que déjà c'est gâché par l'arrivée d'un misérable à deux pattes. Un énergumène bien énervé qui veut absolument qu'on se batte. « Oué gar, ou fé l'hom, alon souk in kou !! » Bizarre comme tout d'un coup le temps devient lourd, c'est fou. Il s'assoit face à moi jambes écartées, le jeans légèrement déchiré, le tee-shirt salopé par des traces bien incrustées. Il a le regard vif, l'œil du tigre comme dans Rocky. Sauf que lui c'est loin d'être Rocky, c'est plutôt…lui, musclé comme un crayon et prêt à courir au moindre bruit. Mais il me connait l'animal, il sait que je ne suis pas un sauvage. Il connait ma patience, comment je suis capable de rester là à l'écouter verser sa rage. Alors il ose, il se permet, il crache son venin, il trouve du courage. Quel courage ! L'expression ne vient pas de moi mais d'une bande de joyeux improvisateurs, qui savent, eux, se battre avec la plus grande des fureurs, dans le respect de l'autre de manière très théâtrale. Et c'est justement ça la force de ce gringalet que j'ai envi d'envoyer à l'hôpital. Il joue et je trouve même qu'il ne joue pas si mal. Je reste muet face à ses provocations, ça l'irrite, il insulte de plus en plus mais aucun mot je lui réponds. Ses poings se serrent, certainement qu'il est déterminé. En fait c'est ce que je veux, c'est ce que j'attends, alors qu'est ce que tu fais ? Fais moi plaisir, lève toi et marche, viens vers moi. Tranquille comme à l'accoutumé, de moi c'est ce qu'il voit, mais s'il bouge le petit doigt, qu'il lève juste les bras, et tranquille sera juste le souvenir qu'il gardera de moi. Mais j'ai la chiasse en ce moment. Il ne m'a pas donné l'occasion de tester mes chaussures renforcées sur ses dents. Être calme, rester calme en toute circonstance, voilà ce qu'on m'a appris durant mon existence. Je voulais un peu m'énerver, gouter à ce sentiment bien particulier. Lui montrer au moins un court instant qui je suis en réalité pour qu'il garde en mémoire que le sourire souvent affiché, peut laisser place à un visage qu'il ne peut imaginer. Il est resté assis toujours jambes écartées. Il a gâché le film que je me suis fait, où je l'ai vu se plier en deux pour me supplier. Le jiu-jitsu pas sur qu'il connaisse, et pourtant j'aurai voulu lui montrer les clés possibles avec ses propres tresses. Dommage, il a raté là l'occasion d'apprendre quelque chose, surtout que je lui en veux d'avoir ruiné ma pause. Tranquille comme à mon accoutumé, devant lui je suis finalement resté planté. Lui, il est resté encore un moment avant de s'en allé. Je l'ai vu détaler comme un lapin lorsqu'il a compris qu'il pouvait prendre un pain, une main, un poing. Ça court vite quelqu'un qui craint. Je me suis à peine retourné qu'il avait déjà disparu au loin. Il reviendra je le sais, j'en suis même certain. S'il oubli cet épisode je me ferai une joie de lui dire que je n'oubli rien. La conclusion je vais l'écrire avec lui avec de l'encre indélébile. C'est ça le deal, pas de prise de note séparément, trop facile. La lecture n'en sera que plus lisible, sans rature ni Blanco. Pas d'incompréhension au bout du stylo, on prendra le temps de choisir nos mots. Tout sera réglé c'est la promesse que je lui fais. Parce que toujours tranquille comme à l'accoutumé, je garde en tête la merveilleuse idée qu'un jour je puisse l'aider…
Ayé, le charme est rompu, je m'avoue définitivement vaincu. J'ai vu une fleur, une très belle fleur, une espèce rare, presque inconnue. Une fleur unique en son genre qui vous enchante la vie juste par sa présence. L'ignorer aurait été un sacrilège, une vraie offense. Je l'ai contemplé longtemps, très longtemps avant de pouvoir déployer un simple mouvement. Son Hora est indescriptible, je n'ose plus m'approcher, mais quel est cet envoutement ? Comment cette petite fleur, si fragile, délicate, a pu autant scotcher mon attention ? Pourtant j'ai une rose à laquelle je tiens et sur laquelle je veille avec précaution. Mais ses épines malicieuses et sournoises ont fini par ronger mes meilleures intentions. Je me dis alors que cette fleur ne peut pas me faire de mal. Elle a une belle couleur et dégage un sentiment de confiance que j'estime totale. Pas de piques qui s'élèvent de sa tige toute fine ni de maléfices qui touchent au cœur. Non rien de telle pour une si belle fleur, juste un élan de générosité, de tendresse et de douceur, qui doit rendre fou de bonheur son heureux propriétaire. A t-il seulement conscience de ce qui pousse dans son jardin, quand je la vois là, isolée, attendant peut-être que je la prenne entre mes mains. J'ai fini par me délester de ma rose aux épines pleines de rancœur. Difficile d'entretenir une rose qui pourrit jusqu'à dégager la plus mauvaise des puanteurs. Je l'ai pourtant choyé, arrosé comme un être aimant, mais trop longtemps j'ai supporté son intolérable tempérament. Cette douce fleur sent bien que j'ai pris là, la bonne décision, même si cette foutue rose tente de renaitre dans un recoin de mon gazon. Alors elle m'a aidé à l'évacuer totalement, sans désherbant, juste en prenant de plus en plus d'ampleur, en prenant de l'assurance, et confiante, en prenant davantage de hauteur. Le ciel lui a promis ce qu'elle espère tant : le bonheur, mais par mes actes manqués et mon inconstance à veiller sur elle, j'ai finit par lui couper les ailes. Son propriétaire avait bien senti le drame qui se jouait. La petite clôture que j'ai franchit est maintenant un mur en béton armé. Ma fleur, cette douceur, s'est enracinée silencieusement, elle n'ose plus se montrer. Ceux qui poussent autour d'elle lui font comprendre où est son intérêt : « quitter la terre où l'on nous a plantés n'est pas chose à faire si l'on veut rester unis à jamais ». Elle que je voyais grandir, se détacher de ce tuteur constant en rigidité, s'impose dorénavant dans un magnifique bouquet qu'elle surplombe en toute humilité. Elle a sans doute trouvé ce bonheur tant recherché et mérité, mais j'avoue que derrière ce mur hautement érigé, je ne peux m'assurer des bienfaits de ce qu'on lui fait avaler. Car je sais bien que devant une telle fleur, chacun y va de sa petite touche. Un peu d'eau par ci, un peu d'engrais par là, tout le monde veut en rajouter une couche. Son parfum est enivrant je le conçois, sauf qu'à les laisser faire ils finissent par faire et dire n'importe quoi. Cette fleur adorable me manque terriblement mais le saura t'elle un jour. J'ai beau tenté un regard discret pour voir ce qui se trame dans sa jolie cour, mais je ne perçois plus rien en retour. Ma petite fleur se confond maintenant parmi les autres fleurs. Ma lutte s'achève ici pour qu'elle perdure dans toute sa splendeur. Le charme est rompu, je m'avoue définitivement vaincu. Ce propriétaire a jardiné comme il se doit avec certainement une arme absolue. On ne se bat pas à armes égales je le savais déjà, mais si cette fleur pouvait encore entendre le son de ma voix, je lui dirai tout simplement que je porte encore sur elle le même regard que la première fois…
Ayé, j'ai pris direction la zone de rétention des grands délinquants. Pourtant rien de ce que j'ai fait jusque là ne laissait envisager cet enfermement. On me traite de meurtrier, d'alcoolique, de fou du volant, tout ça parce qu'un soir de fête ma petite amie s'est retrouvée inerte, allongée agonisante. Pour moi tout avait bien commencé pourtant. Un job en or comme chauffeur de bus pour enfant, et une voiture toute neuve faisaient mon enchantement. Je fêtais un anniversaire, rien d'extraordinaire, à part, d'après les dires, une consommation excessive de bières. N'importe quoi, comme si quelques bières pouvaient me faire rouler à terre. L'alcool je contrôle, faut pas croire tout ce qui se dit. D'ailleurs je ne me suis pas privé pour en boire encore plus avec mes amis. C'est pour ça qu'ils ne m'ont pas pris mes clés quand j'ai dit que c'est moi qui conduis. Oui, ça c'est des potes, des vrais, ceux qui restent à tout jamais. Faut dire que depuis que je vis dans le quartier on a beaucoup partagé : la vitesse, le rhum, le vin, la bière, toutes ces choses qui maintiennent l'amitié. Alors comment peuvent-ils m'empêcher de prendre le volant après que j'ai payé ? Je tenais tellement à conduire ma voiture toute neuve même si je paraissais « pété ». Ma copine, elle ne s'est pas plainte, ni les 2 gars qui nous accompagnaient. Je contrôle et je n'ai pas honte de l'avouer en toute liberté, mais ce soir là je ne sais pas ce qui s'est passé. J'avais réussi quelques dépassements sans affoler mes passagers, jusqu'à ce que le pire arrive dans un fracas étourdissant. Ma voiture toute neuve n'a pas résisté au terrible accident. J'ai tout perdu comment je vais faire maintenant. Je n'ai pas eu le temps de me consoler qu'on m'annonçait un drame non moins émouvant. Ma copine, celle qui partageait ma vie est morte éjectée de la voiture, alors que les 2 autres ressortent de ma conduite avec de graves blessures. Pour ma part c'est indemne que je me rends au tribunal entendre ma sentence. J'ai pris un an de prison ferme pour avoir donné la mort et j'entends déjà certains, parler de clémence. Ce soir je dors en prison et je me demande si je vais encore m'adonner à la boisson. De toute façon j'ai un an pour me fondre dans l'eau tel un poisson. Je reviendrai dans mon quartier retrouver ceux que j'aime. J'y reviendrai pour que chacun se rende compte si je suis encore le même. J'admets tous mes torts et je suis prêt à supporter mon malheureux sort. Mon corps se souviens encore de cette nuit où l'on ma interpellé tel un survivor. Je me sentais fort à bord de ma caisse, ma déesse, que je vénérai comme de l'or. Tellement fort que je n'avais pas peur d'un rendez vous avec la mort. La preuve, moi Richard, je suis là pour en parler pendant que d'autres…
Ayé, la semène kréol y sa pren fin. In semène pou noute langu, pou noute kiltir kom si lavé vréman bezoin. Fo kroir ke oui kan ou enten toute sète y di dan chemin. Néna y ve oir kréol rente dan la klass, pendan ke dote y arète pa fé ali la chass. Poukoué y batay koma mi koné mèm pa. En fèt oui, mi pouré essay kompran mé ma pa envi perde le tan pou sa. In semène kréol moin mi imagine ali otreman. In semène pou valorise noute langu, noute kozé, noute ti péi la Rényon. Mète en lèr kom diré kréol justeman. La Rényon y devré pourtan bien porte son nom, sof ka force contredi mon dalon l'union y fini par transforme en divizion. La done anou in semène pou mète la lumière si noute kréol. In smène dotan pli importan ke maloya la fini par prendre in bébète lenvol. Gramoune noré été bien conten oir toute bann ti marmay danse dan la kour lékol. Oui, kontan enten dé troi marmay largu son bann chanté. Afèr toultan kalkil kréol kom foutan kapab sèlman jiré. Arète avèk le totoché le fé bouré. Alon maye la langu pou ke désormé nou arète march kourbé. Kréol lé tro bel pou ke nou laisse ali tombé.
Mon kartié té trankil toute la smène ékoulé. Kapab mèm ke dé troi vilageoi lé pa o kouran ke zote kréol y vien ète célébré. Bin tan pi kosa ou vé ? Petète ke demain in sèl jour nora asé. Akoz in semène si domoune y reste cloitré. A moin ke noute semène kréol la pa gagn sète té fo o nivo publicité. Radio èk télé la difuz ène dé zinfo, mé la pa nout toute y agarde ou y ékoute… ahhhh…. RFO.
Rèzman kréol la Rényon y atan pas semène la pou fé sak y fo. Rézman paske sinon na lontan noute zenfan té fine tourne anou le do
Ayé, la météo avait prédit des nuages gris et beaucoup de pluie sur mon paysage. J'espérais un peu de clémence de la part du temps pour qu'il ne me prenne en otage, alors au saut du lit je suis allé à sa rencontre voir ce qu'il m'avait donné en climat. Je m'attendais à une averse mais c'est le soleil qui m'a pris dans ses bras. Il m'a demandé de le suivre, de quitter mon petit chez moi. Je viens à peine de me lever je lui dis, j'ai encore mon pyjama. Je l'ai contemplé longuement, longuement avant de mettre un pied dehors. J'ai apprécié chacun de ses rayons dorés et fins, brillants comme de l'or. La chaleur qu'il dégageait agissait comme un aimant, me réchauffant tout en m'entrainant par la main, tel un enfant. J'ai résisté sans vouloir le vexer car je craignais de me perdre à trop m'éloigner. Mais l'astre solaire, têtu, est resté là, à ma porte, convaincu de pouvoir m'amener au loin. Je comprenais bien qu'il ne me voulait pas de mal, que du bien. Il multipliait ses caresses à mon égard, chuchotant par instant de douces paroles à mon oreille. Il me demandait de lui faire confiance, de croire en ses bons conseils. La journée ne faisait que commencer. Il faisait beau et cette journée s'annonçait bien ensoleillée. Rien à voir avec cette pluie que la météo avait insupportablement annoncé. Alors je me suis laissé tenter. Je l'ai suivi comme un illuminé dans son odyssée. J'ai mis de coté mes savates pigeons pour ne pas trainer des pieds. Parfois il s'amusait à se cacher me privant de toute sa clarté, pour vite réapparaitre dès qu'il me voyait m'inquiéter. Je n'avais pas l'habitude d'aller comme ça à l'aventure, alors je l'ai menacé de faire marche arrière s'il continuait à me rendre la vie dure. La maitrise des choses voilà ce que je dois fuir il me disait. Ose vivre chaque instant tel qu'il arrive, ne réfléchit plus aux conséquences. Prend le temps d'apprécier sans rien attendre de la chance. Une chance que je savais fuyante depuis que j'ai mis mes croyances en errance. Le soleil ne m'a pas ébloui de sa lumière, il m'a simplement aidé à y voir plus clair. Le temps d'une journée il m'est apparut de toute sa splendeur. Jouissant d'une belle renommée il en a joué pour rassurer mon cœur. Je doute qu'il puisse encore me transporter ainsi en un éclair, mais dorénavant je veux qu'il sache que je me laisserai volontiers faire. J'irai là ou il sera s'il ne vient plus à moi. J'attendrai même qu'il sorte de sa tanière, majestueux tel un roi. La météo avait annoncé qu'il fallait sortir imperméable et parapluie, mais j'ai bien compris que le soleil reste maitre tant qu'il n'a pas à faire à son ennemi, la nuit. En tout lieu il se trouve et si on regarde bien il apparaitra sans faire de bruit, pleine de grâce et savoureux comme le plus doux des fruits.
Ayé, nos stars locales sont sorties de leur réserve. Une réserve pas tout à fait naturel quand je les entends remuer des lèvres. La politique fausse la nature de ceux qui l'animent de la tête jusqu'au pied. Dire qu'ils mentent comme ils respirent serait un euphémisme plein de vérité. Ils ont le verbe facile, trop facile pour que leurs discours ne soient pas récités, même quand ils viennent faire état de leur sentiment sur un fait d'actualité. Aucune sincérité qui se dégage de ces arnaqueurs de bonnes paroles. Et pourtant ils sont nombreux leurs partisans qui les suivent comme de vrais pots de colle. Des êtres à la dérive en mal d'espoir s'accrochant à la moindre idée même la plus folle, pour sacrifier leur vie à ce chef qui ne voit en eux que des porteurs de banderoles. A St-Louis comme à St-Paul le combat politique vire au grand n'importe de quoi. Tout le coté puant se révèle au grand jour et ce n'est pas la première fois. Du coup ça pue tellement que dès qu'ils ouvrent la bouche je grimace de dégout. Dégouté de voir la honte voltiger sans retenue comme une chaine autour du cou. Coupez le son que je ne puisse plus les entendre prodiguer leurs soins immoraux. Coupez l'image que je ne puisse plus les voir déverser leurs insupportables idéaux. Ôtez les de ma vue, de mes oreilles, qu'on fasse d'eux de simples souvenirs ; Un souvenir périssable pour qu'ils cessent définitivement de nuire même si pour l'instant ils me font bien rire. La Réunion est bien l'endroit qui compte le plus grand nombre de clown en ville. Normal vous me direz vu qu'il y a 3 cirques dans l'île. En tous cas nos politiciens locaux, eux, y ont un CDI à plein temps. Impossible de les virer, tellement, qu'ils en deviennent encombrant. Tant pis, on s'en accommodera en espérant qu'un jour enfin, je n'ai plus à faire un seul commentaire sur ces putains de politiciens.
Ayé, il règne un air de grande méfiance dans St-André. Non non, ne vous inquiétez pas, la mairie n'a pas été pris d'assaut par VIRAPOULLE. Quoi que faut rester sur ses gardes, on ne sait jamais. Non, la scène se déroule dans la plupart des stations services de la ville tamoule. Des stations avec de gentils pompistes et tout plein de fuel, mais qui pourtant ont une surprenante particularité. Si pour payez votre chéquier mentionne une adresse hors St-André, on vous dit très posément que faudra payer autrement que par cette possibilité bancaire. Sinon allez voir ailleurs si on vous fera un plein avant que vous soyez en galère. Pendant longtemps les chèques hors département étaient refusés, heu... C'est toujours d'actualité, désolé pour les touristes qui souhaitent nous visiter, mais dorénavant faudra habiter le quartier pour éviter de se faire jeter. Je comprends mieux l'attitude de l'autre station le long de la route nationale. Oui celle là même qui affichait sur papier format A4 la liste de ses mauvais payeurs en cavale. Finalement le message il est clair, vous serez plus facilement repérable si vous habitez le secteur. Sans doute qu'à St-André tous les gérants de stations connaissent les habitants. Si votre chèque revient impayé on vous retrouvera bien plus facilement. Ça coutera aussi moins cher en essence d'aller vous chercher dans la ville qu'à l'extérieur. C'est la crise alors pas la peine de vous pointer avec votre chéquier venu d'ailleurs. Consommez chez vous ça vaudra mieux nous disent les gérants. A St-André on ne veut pas de votre paiement, surtout si ce bout de papier signé en remplacement d'argent comptant, fait de vous un être malveillant…
Ayé, c'est parti pour une nouvelle saison de 24h chrono. La septième pour ceux qui sont vraiment accrocs. Sinon pour les autres il n'est jamais trop tard pour découvrir Jack BAUER. C'est le héros de la série, le gars à qui rien ne fait peur. Sa particularité : il ne pisse jamais, il ne mange jamais, il ne boit jamais, il ne dort jamais. S'il devait faire le ramadan je crois que pas un seul musulman n'arriverait à rivaliser. Rambo disait : j'ai pas mal, alors que lui c'est : tu vas te faire mal à vouloir me faire mal. À mourir de rire tellement c'est vrai que même criblé de balles il n'ira pas à l'hôpital. J'en parle comme ça mais je peux vous assurer que je suis fan de cette série. Ridicule certains diront en me regardant vautré dans mon canapé lit, un Schweppes dans une main et un Schweppes dans l'autre main. Surtout pas d'alcool car pour regarder Jack courir dans tout le pays du début à la fin, il faut avoir l'esprit clair sinon tu ne comprends plus rien. C'est pourquoi Jack lui-même ne s'arrête jamais en cours de chemin. Poings serrés, pistolet prêt à tirer il galope pour sauver le peuple américain. La Réunion il ne connait pas, trop petite pour qu'il s'y amuse en 24 heures. Ici ça serait en 24 minutes chrono qu'il nous éviterait de connaitre la terreur. Bin oui, Jack BAUER c'est le top des enquêteurs. Ceux qui veulent me joindre le jeudi soir, va falloir vous faire une raison, si je ne vous réponds plus, je ne suis pas mort, je suis juste devant 24h chrono, 7ème saison
Ayé, un ange est venu me susurrer quelques mots doux pendant que je dormais. Il n'a pas cessé de parler, me vantant les mérites de l'endroit où il voulait m'emmener. Le charme opérait, je me suis laissé tenter par cette blanche beauté, mais je me disais qu'il était encore trop tôt pour quitter les miens. Je les sentais là tout proche, me caressant de leurs mains, avec cette envie très forte de me prendre dans leurs bras pour me faire un câlin. Les souvenirs se bousculent dans mon esprit. Des images que j'aurais aimé enrichir davantage jusqu'à l'infini. Mais ce n'est plus possible mon ange m'a dit. Plus possible, c'est ce qu'il croit car il semble avoir oublié que je ne suis qu'endormie. Il suffirait que je me réveille pour qu'il disparaisse. Il est mon invité et de mon corps je suis encore la maitresse. Sauf que je ne veux pas quitter mon lit, trop de fatigue, trop de paresse. J'ai donc gardé mes yeux fermés comme pour garder parents et amis à coté de moi. Eux qui pensaient pouvoir guider ma destinée en claquant simplement des doigts. Ah, si seulement je pouvais leur dire ce que je pense, peut-être qu'ils auraient bataillé pour satisfaire toutes mes espérances. J'entends marcher dans ma chambre, qui est ce ? Je ne veux pas regarder. Du bruit, des pas, des voix, des gens qui cherchent à comprendre ce qui m'est arrivé. Je voudrais bien qu'on m'explique justement d'autant que je n'avais rien demandé. Hier encore je gambadais gaiement, je m'amusais. Aujourd'hui j'ai du mal à bouger, j'ai du mal à quitter cette position allongée. Pourquoi cet être qu'on m'a appris à aimer ne fait rien dans sa toute puissance ? Pourquoi m'abandonne t'il ainsi sans me laisser une autre chance de vivre mon enfance ? Je voudrais bien qu'il me réponde sinon à quoi bon lui faire confiance… Un ange est venu me susurrer quelques mots doux pendant que je dormais. Des mots d'amour pour m'aider à prendre conscience de la dure réalité. J'ai du mal à le croire mais une nouvelle vie s'offre à moi. Une vie loin des tracas terrestres, plus proche du bonheur promis dans l'au-delà. Les pleurs s'amplifient autour de moi. Tant de gens en émois, alors je comptais vraiment autant que ça !! La douleur m'emporte et je le prends comme un grand soulagement. Souffrir autant ne peut être permis surtout pour un enfant. J'aurai aimé qu'on me donne un peu plus de temps. Le temps de dire merci, au revoir à ceux que j'aime, mes parents, ma maman. Le temps aussi de vivre encore pleinement car je m'en vais définitivement et je n'ai… que 6 ans
Ayé, les mauvais payeurs ont leur nom sur la voie publique. En fait, pas tous, mais certains à qui un établissement pétrolier réclame du fric. Ça se passe à St-André dans une station bien située, en prenant la route vers les Plaines. Lé gérant a décidé de placarder quelques noms au cas où certains voudraient en faire de même. Légal, pas légal, j'en sais rien mais comment ça doit foutre la honte ça !! T'arrive là tranquille, tu te gare et t'attends qu'on vienne te servir comme il se doit. Et là, tu tournes la tête histoire de mater un peu les autres clients, le pompiste arrive, sympa et tellement souriant qu'on peut compter ses dents. Sereinement vous réclamez 20, 30€, non un plein direct. Ouai pourquoi hésiter, faut bien rouler même si les comptes sont à sec. Et puis là bizarrement on a le regard attiré par cette feuille blanche. Tiens, y a mon nom d'inscrit, j'ai gagné quelque chose ou quoi, un kit auto, un stylo étanche ? Noooon, rien de tout ça car l'intitulé déclenche une réaction en chaine. On se repositionne dans son siège et on se dit qu'il ne faut pas rester là à la traine. On se demande c'est là depuis quand, un mois, une semaine ? On interpelle rapidement le pompiste qui est toujours aussi souriant. On lui demande de tout arrêter, de laisser tomber, parce qu'on n'a plus le temps. Il vous regarde hébété, presque en colère que vous l'ayez freiné dans son élan, mais en professionnel, il tente d'en savoir plus, il ne veut pas perdre un client. Merde, merde, il me stress, je m'en vais vite, m'en fou je le laisse en plan. Oh putain qu'est ce que je fais, oh maman… Le compte est vite fait quand vous réfléchissez, essence = chèque = pièce d'identité. Oui c'est sûr ils vont vous retrouver, alors fuir ne sert à rien car vous êtes déjà fiché. En plus maintenant tout le monde le sait, la famille, les amis. Vous êtes un gars qui « doit » et même votre chien n'osera plus vous faire crédit. Dans cette station on a décidé que les mauvais payeurs ne passeront plus entre les gouttes. Le choix est de dire qu'on préfère vous voir en rade sur la route, plutôt que d'avoir à gérer une entreprise qui, à cause vous, pourrait faire banqueroute. D'ailleurs je me demande si je ne devrais pas faire de même pour mon ancien locataire. Sans doute qu'il daignera alors rembourser ce qu'il me doit depuis l'année dernière…
Ayé, je me demande ce que je pourrais faire pour être utile. Être à l'écoute ne suffit pas quand on sait l'autre presque en exil. Laisser partir, retenir, difficile d'aller à l'encontre de bonnes intentions, car derrière chaque décision se cache l'envi de sauvegarder une délicate situation. Lui ne la voit pas comme elle le voudrait ou inversement. Elle attend davantage et réciproquement, mais trop d'erreurs et surement un manque de communication évident, n'ont pas aidé à maintenir cette complicité visible à différents instants. Des ingrédients qui nuisent inévitablement à une relation qui dure depuis longtemps. Alors comment pourrais-je faire pour être utile ? Comment pourrais-je faire pour trouver une place même des plus ridicules ? Le silence s'installe tout doucement rendant l'atmosphère lourde et pénible. Quelle est la décision à prendre ? Partir ou rester, quitte à ne plus être crédible ? Je suis loin, très loin d'imaginer les larmes abondamment versées. Seule là bas, je sais qu'elle fait ce qu'il faut pour bien résister, mais sa douleur je la ressens même si je m'attends à ce qu'elle tente de rien dramatiser. On se fait gentiment oublier, sans doute pour ne plus revenir sur le sujet, on vaque à ses occupations quotidiennes, le boulot, les enfants, pure bonheur, quelques sorties improvisées pour garder le contact avec l'extérieur, et après tout ça on fait quoi ? On pense à soit, à l'autre, à ce qui pourrait raviver la petite lueur ? Oui j'aimerai bien savoir à quoi elle pense, elle que je savais pleine de vie. Pense t'elle au moins à elle-même quand elle se retrouve face à lui ? Partir, rester, il arrivera le moment où la question ne se posera plus. Partir, rester, il arrivera le moment où il faudra accepter qu'il y en aura un qui sera déçu. Dans les deux cas le choix pris sera accepté et qui sait… un jour compris. Le combat qu'elle mène n'est pas le mien, c'est totalement le sien, mais moi je veux juste lui dire en toute sincérité… REVIENS…
Ayé, moi aussi j'ai fais ma rentrée. Une rentrée mûrement réfléchie et surtout très bien préparée. Je me suis réveillé tout excité à l'idée de retourner me former. En même temps, pas évident quand on n'a pas ciré les bancs de l'école depuis plusieurs années. J'ai vérifié une dernière fois que je n'avais rien oublié. Mon gouter est bien là dans son papier alu bien emballé, sans oublier la dose de vitamine avec le classique petit jus bien fruité. Ah j'allais oublier mes bons vieux stylo 4 couleurs et tous mes cahiers. Ça aurait été bête de faire preuve de manque de sérieux en arrivant sans mes affaires au complet. Le premier jour est toujours le plus important lorsqu'on retourne étudier. Les premières heures de cour donnent le rythme pour le reste de l'année. Soit on se laisse aller à faire le mariol juste pour se faire remarquer, soit on se fait discret en essayant au maximum de rester motivé. Les échéances vont tomber comme des mouches, je sens que je vais stresser. On m'a donné un calendrier des travaux à rendre en me disant de ne pas me précipiter. Oui je veux bien mais comment faire quand je vois tout ce qu'il y a à travailler. Et pourtant impossible de faire autrement si je veux sortir de là diplômé. Je connais quelqu'un qui clôture, elle, sa dernière année. Je me dis qu'elle a bien la chance d'être sur la fin de sa scolarité. Pour elle pas de passage en classe supérieur juste un aboutissement, presque une finalité. Face à elle une dernière ligne droite que je lui envi moi qui vient à peine de commencer. Moi aussi j'atteindrai les sommets même si pour ça faut que je marche nu pied. Pas à pas j'arriverai au bout du chemin que je me suis fixé. Je ne vais prendre aucun sentier, ce genre de raccourci où l'on se laisse facilement entrainer. Le grand méchant loup ne se cache pas seulement dans la forêt, il traine aussi ici et là mais moi je ne vais pas me laisse manger. Je sortirai encore vainqueur de cette épreuve, je vous garantie que je vais triompher. J'ai fais ma rentrée et finalement je me demande si après ça je saurai m'arrêter
Ayé, les résultats définitifs sont tombés concernant Miss Réunion. Bon j'avoue ma candidate préférée n'a pas fini en première position. D'ailleurs elle ne figure même pas dans le classement final, quel déception. La nouvelle Miss Réunion ce soir est la candidate N° 12Kim Hoa BARUTAUT. Pour trouver le tiercé gagnant je crois qu'il fallait vraiment être costaud. Du haut de son mètre quatre vingt deux, Kim Hoa BARUTAUT va contempler son succès, nullement inquiétée par ses camarades d'un soir qui sont loin d'être vexées. Belle soirée qu'on a vue là avec un décor sortant de l'ordinaire. Le manque de gros plan sur les filles a été compensé par la présence mesurée d'un bon Christophe BEGERT. Je ne vais pas regretter mon manque de lucidité pour cette année, car à bien y regarder le titre de Kim HoaBARUTAUT s'avère être bien mérité. Elle succède ainsi à Delphine COURTEAUD, une Miss que j'ai trouvée bien effacée. Valérie BEGUE lui a volé la vedette sans qu'elle puisse en dire quelque chose. En plus pas grand monde n'était disposé à plaider sa cause. Félicitation donc à Kim Hoa BARUTAUT une Miss très locale. Un mélange culturel qui se reflète dans le patronyme et sur le visage de cette étudiante en terminale. Yolaine GAUVIN devra réviser son verbale avec ses « bin » à chaque début de phrase. Kim Hoa BARUTAUT elle, n'a rien fait pour dégrader son image. Souhaitons que rien ne vienne ternir son année de règne. Bonne année donc à la nouvelle reine… de beauté
Ayé, le jour J est enfin arrivé pour les nouvelle prétendantes au titre de Miss Réunion. Après plusieurs semaines de préparatifs les voilà prêtes à se trémousser en toute décontraction. Plus de stresse, ça va dandiner des fesses, ou de ce qu'il en reste pour être la meilleure ce soir. Ces charmantes demoiselles vont se faire très belle, comme on dit chez nous, y sa kass l'armoire. Moi j'aimerai bien voir défiler un jour une douzaine de miss carrément à poil. J'imagine alors le sourire béat sur le visage des spectateurs présents dans la salle. Hmm, oui celle là elle est bien, j'aime bien comment elle est, hmm, ah oui j'aime beaucoup. Oula, regarde celle là, oh oh oh, hi hi hi, ha ha ha, hmmm, ouai pas mal du tout. Sur quoi se basent alors tous ces commentaires dignes du collège fou fou fou ? C'est fou ce qui traversent l'esprit du commun des mortels, quand il voit apparaitre à ses yeux une femme dans le plus simple appareil. Et là ce n'est pas n'importe qui, ce n'est pas n'importe quoi, ce sont des Miss made in Réunion qui vous mettent le feu, comme on dit chez nous, y mète en boi. Bon c'est vrai c'est réduire au minima l'homme dans toute sa grandeur. On ne va pas s'émoustiller pour si peu devant des femmes d'une telle splendeur, mais les voir faire les 400 pas sur un podium où elles seront mises en valeur, a de quoi drainer des discours qu'on va qualifier de peu flatteurs. Du coup je me dis tant mieux que cette élection respecte son coté… tradition. Oui, ce qu'on veut voir ce soir c'est une prestation raisonnable et respectable de la future Miss Réunion. Qu'elle garde ce qu'il y a lieu de garder, qu'elle s'habille comme il y a lieu de s'habiller, son charme et sa sensualité se dégageront tout naturellement. Les vrais dessous de la Miss me paraitront alors des plus chics inévitablement. Derrière chaque femme se cache un terrible voyeur. Voyons ne vous méprenez pas sur mes intentions, je ne suis pas un être en chaleur. Je ne fais que rapporter quelques échanges d'adolescents puérils et novices en la matière. Dès demain le fantasme reprendra le cours de son histoire comme dans le lit d'une rivière. Chacun ira de sa critique, positive ou non, sur celle qui représentera la Réunion. Pour l'instant on s'en balance complètement, car comme dans Koh Lanta, l'émission. Ce soir elles seront 12, à la fin il n'en restera qu'une. Je voulais trop la placer celle là et tant pis si ça ne me rapporte aucune tune. Allez, bonne soirée et votez tous Yolaine GAUVIN, elle sera la nouvelle Miss c'est quasiment certain.
Ayé, à St-Paul aussi on va devoir revoter. Quand je vous disais que la politique locale était vraiment à chier. Pas possible d'aller voter tranquillement sans se dire que peut être il faudra recommencer. Que de temps perdu et je ne parle pas de tout cet argent qui se trimballe avec. Combien ça va couter j'en sais rien mais ce ne sera pas suffisant pour mettre Bello et Benard à sec. Être un élu est un but ultime pour eux. Et pour ça tous les moyens sont bons, même les coups les plus foireux. Je leur foutrai bien un coup de savate sur la tronche, mais je ne crois pas pouvoir le faire à moins d'avoir bu quelques litres de punch. Qui osera un jour se présenter à une élection le cœur clair ? Je crois bien qu'il y en a quelques uns au portillon… enfin je l'espère, mais la vérité c'est que la politique finit toujours par salir tous ceux qui l'approchent. Du coup les plus honnêtes restent à l'arrière, ils ont la pétoche. C'est pour ça qu'on a toujours les mêmes forçats du pouvoir aux avant scènes. Ils ne veulent rien lâcher, je les vois capable de faire voter un chien si ça en valait la peine. Oh misère, qu'est ce qui nous attend encore pour demain ? Je laisse la question en suspend car je n'aime pas trop anticiper sur le destin, quoi qu'il risque de ne pas avoir trop de surprise devant l'ambition de nos putains de politiciens…
Ayé, le SAKIFO 2009 c'est fini. Cette année c'est RFO notre bonne vieille télé pays qui a couvert l'évènement, enfin soit disant… Parce que à regarder les animateurs se trémousser inutilement en soirée sur leur siège, je comprends mieux pourquoi le comité Miss Réunion n'a plus voulu faire parti du manège. Du grand n'importe quoi télévisuel digne, on doit le reconnaitre de Télé Réunion. Déjà que j'ai eu du mal à me mobiliser pour aller voir et écouter tout ce son, là, dégouté j'ai été en voyant RFO faire le mariol avec ses animateurs bidons. Les qualités des uns et des autres se sont perdues dans leur tentative d'être bon. Les années passent et RFO gagne de plus en plus en médiocrité. Et dire que je participe à payer ce semblant d'émission de télé. Mais il va falloir l'admettre définitivement, Télé Réunion est une télé de merde. Moi j'en suis pleinement convaincu et ne plus la regarder sera loin d'être une grande perte. J'ai des potes qui me disent ne pas avoir de télé chez eux. Oui je crois qu'ils ont bien raison, pas la peine de subir ce genre d'instants douloureux. SAKIFO méritait une meilleure publicité. Pour ma part je ne crois pas que se lier d'amitié avec RFO va l'y aider. Par contre pour les insomniaques je vous conseil de rester devant votre écran. À un moment vous verrez, vos yeux vont clignoter comme par enchantement. Difficile de résister, à moins d'éteindre la télé sur le champ. Vous dormirez sans rien comprendre à ce qui se passe. À votre réveil vous ferez juste l'amer constat d'avoir dormi sur place. Mais pourquoi ont-ils quitté Antenne Réunion ou sinon est ce l'inverse ? De toute façon peut importe car Télé Réunion ne fait que récupérer les restes. Il y a un animateur qui traine dans les couloirs d'Antenne et hop Télé Réunion en profite. Un contrat dans le service public pour l'attirer comme le bois attire les mites, Et puis on le met à rien foutre ou à se faire des cheveux blancs dans un placard. Car il faut le savoir, les placards de RFO Réunion ont une histoire. Je ne prends pas le temps de vous en parler ici car j'ai mieux à faire. On en reparlera un jour j'en suis sûr tellement cette chaine reste pour moi un vrai mystère. Cette année encore je n'ai vu aucun concert. Tant pis je me rattraperais une autre fois si la vie m'offre, inch'Allah, une année supplémentaire.
Ayé, pour la deuxième fois en 7 ans j'ai dû speeder sur la route. Une urgence m'a amené à brûler au plus vite mon mazoute. Pourtant ma journée s'était bien passé jusque là, un réveil matinal malgré le froid glacial qui régnait hors des draps. Je me suis préparé un bon petit déjeuner à base de pain et de lait, le kiwi tant désiré n'a pu être avalé tellement j'avais le ventre bien gonflé. Je me suis affalé le temps de quelques mails et commentaires sur mon book, avant de me rendre sur le chef lieu la voiture remplie de bon vieux zouk. Y avait besoin de mes bras, hmm, bien musclés, pour aider à un déménagement rapidement décidé. En deux temps trois coups de pinceaux le boulot était fait. Sous mes mains expertes les traces de saletés ont vite voltigés. J'aime à dire que quand je fais quelque chose je le fais bien ou pas du tout. Oui je suis comme ça, quand je me lance je vais jusqu'au bout. J'ai pu rendre service et je m'en réjouis, d'autant que la personne aidée compte pour beaucoup dans la famille. Durant cet après midi j'étais encore serein quant au déroulement des évènements. Les couleurs du ciel ne laissaient aucunement envisager une pénurie de nuage blanc. Je savourais tranquillement cette fin de journée. Un diner très savoureux finalisait même la fraiche soirée. Je m'en allais donc vers chez moi quand le malheur me tomba dessus telle une proie. Une douleur intense s'empara de mes entrailles. J'étais déjà sur le chemin du retour et je n'osais croire cette nouvelle fatale. Impossible de m'arrêter comme ça au bord du chemin, les risques d'accidents sont tellement grands, mais de la maison j'étais encore loin. Que faire, j'avais du mal à rester totalement concentré au volant. Je ne faisais plus que tenter de trouver des solutions tout en conduisant. Vite, vite, vite je réfléchissais, mais en même temps vite, vite, vite je roulais. Je vais chez moi ou je m'arrête, je m'arrête ou chez moi je vais ? Et là je me dis que j'ai une amie qui réside le secteur ou je me trouvais. St-André, ville renommée pour ses temples et son Dipavali. Pas vraiment ma ville préférée mais ce soir là je l'ai mise en favori. Direction donc chez my friend pour me purger de ma peine. Telle la route en corniche je me suis délesté de quelques rochers tassés en chaines. Un soulagement total je peux vous l'avouer même si ce n'est là qu'une réaction humaine. Mes picotements ont cessé très rapidement. Tant mieux car je ne voulais pas déranger plus longtemps. En repartant j'étais ravi, extrêmement content. J'appréciais la route, en cette nuit noire je trouvais le paysage magnifique. J'ai pris mon temps histoire de savourer cet instant magique. C'est comme jouir après l'amour… heu, bin, bref, c'est vrai que ça dépend avec qui on fait l'amour. Tout ça pour dire que c'est bien la deuxième fois en 7 ans que je suis obligé de m'arrêter sur St-André. Car pour la deuxième fois en 7 ans, j'ai attrapé la chiasse, la vraie…
Ayé, le bateau ce n'est vraiment pas fait pour moi. Je me rappelle d'une époque où avec quelques collègues on préparait notre diplôme d'État. On a monté vite fait un projet bidon histoire de valider notre prochain séjour. On s'est arrangé ardemment pour récupérer un max de fric pendant et hors des heures de cours. Et pour faire encore plus d'économie, on décide même de voyager en bateau plutôt qu'en avion. Une idée géniale au premier abord mais dieu que j'ai pu regretter d'avoir pris cette décision. Pourtant on ne voyageait pas loin. L'île Maurice était toute proche mais jamais je ne l'avais vu aussi lointaine. En avion y en avait pour 30 minutes à tout casser. En bateau c'était 5 heures en mer qui nous attendait. Cette année là c'était l'Ahinora qui faisait encore le trajet. A bord c'était grand confort, toilette et passerelle en libre accès. Bin oui, dès qu'on avait pris la mer un étrange ballet s'était mis en mouvement. J'ai vu des gens courir dans tous les sens bizarrement. Mais que se passe-t-il ? Je me suis dit en les voyants s'agiter ainsi. Même certains de mes collègues s'y étaient mis. Eux aussi cavalaient sans prévenir vers ces portes où étaient inscrit « exit ». Je les ai tous vu regarder quelque chose par-dessus bord. J'ai même cru qu'ils allaient tomber en les voyant pencher ainsi leur corps. Je suis allé voir ce qui se passait et c'est là que j'ai tout compris. J'ai vu des liquides de toutes les couleurs voltiger avec une grosse odeur de pourri. Ça dégueulait sans retenue et ça ne faisait que 20 minutes qu'on était parti. Je suis resté calmement assis en attendant que ça se passe, mais face à moi une Mauricienne vêtue d'un sublime sari faisait de douloureuses grimaces. Dans sa main elle tenait un sachet qu'elle serrait fortement. Je ne vous dis pas le nombre de fois où elle l'a ouverte pour s'en servir comme récipient. Le contenu me rendait malade rien qu'à la regarder, mais je refusais d'être aussi crade en me délestant de tout ce que j'avais mangé. J'ai tenu ainsi 5 heures jusqu'à l'île Maurice. Il faisait nuit à notre arrivée et on a subit l'habituel control de police. Dès lors, certains voulaient se raviser en exprimant le souhait de rentrer par les airs. L'air de rien je faisais mon fier, mais je crois que j'aurais aussi voulu éviter un retour via la mer. Après une semaine passée sur l'île sœur, l'Ahinora nous tendait de nouveau ses bras. Pour éviter les désagréments de l'aller, le veille j'ai fait nuit blanche en écumant quelques bars. Bien fatigué donc, j'ai laissé le sommeil me porter jusqu'à la Réunion. Quand j'ai ouvert les yeux je sentais bien que certains étaient toujours sous tension. On était arrivé mais personne ne pouvait mettre pied à terre. Moi je m'en foutais, je n'avais pas vraiment de quoi être en colère. Mes camarades, eux, se retenaient, avec le bateau qui tanguait, pour ne pas vomir leur courage. Ils avaient du mal à comprendre comment j'ai pu faire une traversée aussi sage. Sagement je quittais ce bateau tout crasseux. Précipitamment mes collègues regagnaient la terre ferme raconter cet aller retour bien baveux. J'ai fait une fois Réunion/Maurice en bateau. Peu importe le prix du billet, dorénavant c'est dans les airs que j'accepterais de voir l'eau. L'île Maurice vaut le détour mais si j'ai un conseil à vous donner… en bateau, ne manger pas trop
Ayé, c'est décidé, j'ai fini d'être de la race des gentils. Moi aussi je veux faire du profit, épater la galerie. Tant pis si je perds des amis, je sais que ceux qui m'aiment le resteront à vie. A être trop conciliant je me ruine comme neige fond au soleil. Ah le soleil, c'est fou comment pour tout le monde il ne brille pas pareil. Le mien, lui, se fait discret, il ose à peine se montrer, pendant que pour d'autres il brille aux éclats sans se soucier de ce qu'ils ont manigancé. Tromperie, tricherie, duperie, autant de subterfuge pour avoir une vie dorée. Autant de possibilité offerte pour me permettre dorénavant d'avoir la vie rêvée. Je n'aurai plus de pitié pour les faibles et les opprimés. Un club déjà bien garni où je ne veux plus être licencié. Je vais abuser de chaque situation, je vais arnaquer le maximum de gens et peu importe leur position. Qu'ils soient haut placés ou en bas de l'échelle sociale, ils ne verront plus de moi que le coté obscur, ma capacité à faire le mal. Je veux m'en convaincre, je suis un méchant. Un de ceux que tout le monde déteste à coup de blabla bien tranchant. Je n'aurai plus aucun remord. Maintenant c'est moi qui ai raison et les autres auront toujours tord. Je me transforme petit à petit de jour comme de nuit. Pas besoin de pleine lune pour le loup garou que je suis. Quelques valeurs humaines mises de coté auront suffit. Je vais arriver à mes fins je vous le garantis. « Ti rode a moin ta trouv a moin » voilà ce que je me dis. Ne soyez pas surpris en me voyant dans la rubrique faits divers. Car c'est sûr on parlera de moi et pire que ce qui se dit à la Pouponnière. Être salit je connais alors une tache de plus ou de moins, ce n'est pas ça qui me fera réfléchir autrement sur le concept du mal et du bien. Ne croyez pas que je m'exprime là avec de la colère. Non ne croyez pas ça, je veux juste bannir de mon paysage et de mon langage tout ce qui se réfère à l'humanitaire. Je veux de la souffrance dans les yeux, je veux de la douleur dans les voix. Je veux voir pleurer autant que j'ai pu pleurer, que rien ne vienne soulager ceux qui sont dans un piteux état. Je n'ai plus qu'un seul cadeau à offrir, ma haine féroce pour tous ceux qui osent encore sourire. Pire, je leur ferai même la chasse pour les voir davantage souffrir. A vrai dire, si y en a qui pouvait penser à mourir, je crois que je finirai sans doute par en jouir…
Ayé, je me souviens d'un temps pas très lointain, où je me voyais sauvé le monde grâce à des pouvoirs surhumains. J'avais comme lecture des comics made in Marvel. J'appréciais fortement les X-Men pour leurs talents surnaturels, mais surtout je ne ratais aucun épisode de Spiderman, mon héros préféré. Je rêvais de faire comme lui, attraper les voyous, leur foutre la pâté. En achetant la BD « Strange », j'avais la garantie de suivre ses aventures. J'étais trop fan, tellement que je pouvais prendre le livre sans attendre qu'on me le facture. J'en avais amassé de quoi remplir un grand carton. Des BD collectors qui malheureusement avaient fini dans la poubelle de la maison. Bin oui, quand on est enfant on se laisse souvent embobiner bêtement. Ma mère s'énervait régulièrement de voir ma chambre sans aucun rangement. Spiderman et Iron-Man cohabitaient sagement sur mon oreiller, pendant que Captain America, Thor et Daredevil ne faisaient que s'éparpiller. Plusieurs avertissements plus tard la sentence était tombée. J'ai dû me débarrassé de ma collection de super héros en combi short moulé. J'aurai voulu dire non mais ma mère avait une vraie force de persuasion. Je n'ai rien pu gardé, même pas un exemplaire sauvé de ce maudit carton. Quand je vois aujourd'hui à combien se monnaye les anciens numéros. Je me dis que j'ai gâché là, l'opportunité de gagner beaucoup d'euros. Spiderman reste mon héros préféré. Ses aventures bien heureusement, je ne les ai jamais oubliées. Son costume noir et malfaisant je l'avais déjà lu quand j'avais dix ans. En ce temps là je n'imaginais pas qu'on puisse un jour le raconter sur grand écran. Ma mère s'est rattrapée durant mon adolescence en m'offrant un album complet de Spiderman. J'ai vénéré cet ultime ouvrage alors qu'à la télé on commençait à chérir Superman. Il m'arrive toujours de vouloir sauver le monde en pensant à mon enfance. Une enfance pleine de rêverie et jalonnée de beaucoup de chance. Spiderman ne traine plus sur mon lit et ma mère s'en réjoui, mais dorénavant je sais que pour agir et sauver ce monde pourri, je n'aurai pas besoin de lui…
Ayé, mon idole est mort, terrassé par la maladie, la crève, un médicament, un malheureux sort. En tout cas il a chopé quelque chose qui l'a endormi pour toujours. On parle de crise cardiaque mais je sais que la vérité éclatera un jour. Oui, une terrible vérité qui nous fera savoir qu'on a tué Mickael JACKSON. Pas d'arme à feu ni d'arme blanche, non rien de ce qui peut attirer la police à coup de clackson. Non l'arme du crime est bien plus subtile, plus terrible dans ses effets. Inodore, incolore et incroyablement efficace dès que la machine est lancée. Une machine infernale et qui a fait de Mickael JACKSON une victime de choix. Aujourd'hui on pleure sa mort alors qu'hier encore il était un paria. L'artiste était devenu source de moquerie et de critique. Le grand sujet de discussion était cette transformation physique. Une transformation qui a autant alimenté les verbes que ses qualités artistiques. Mickael JACKSON était le plus doué de sa génération. Il a traversé les années en faisant de moi un accroc à toutes ses chansons. D'ailleurs c'est le seul dont je refuse de télécharger les morceaux via le net. Chacun de ses albums est acheté, qu'importe le prix, et précieusement gardé dans une mallette. Je précise même qu'ils sont rangés par ordre alphabétique. Je ne les prête pas, non, faut éviter de les perdre et pour ça je ne prends aucun risque. Je suis fan et je ne m'en cache pas. Mon plus grand regret est de n'avoir pu assister à l'un de ses concerts ici bas. Sa disparition permettra sans doute à d'autres d'en profiter d'en l'au-delà. On a tué Mickael JACKSON à coups d'écritures insensées, incontrôlées. On a tué MickaelJACKSON rn faisant de lui un être avarié, loin de toutes réalités. A 5 ans il faisait pleurer ceux qui le découvraient. 45 ans après il fait toujours pleurer ceux qui ont continué à l'admirer. Mais cette fois ci c'est sa mort qu'on pleure. Mickael JACKSON s'en est allé et sa disparition me touche droit au cœur. Impossible pour moi maintenant d'apprécier le monde musical normalement. Mes précieux albums vont m'aider à me ressourcer quand viendra le moment. Car le moment viendra où le manque se fera pesant. C'est ma drogue douce et dure dont il va me falloir accepter parfois l'absence. Alors une petite piqure de temps en temps m'aidera à restimuler mes sens. On a tué Mickael JACKSON et si vous ne voyez pas encore qui a pu le mettre en boite, penchez vous sur toutes ces remarques faites de son vivant et ne dites pas qu'elles étaient maladroites. Seuls ses fans peuvent se vanter de l'avoir soutenu malgré les nombreux dénigrements. Seuls ses fans peuvent se vanter d'avoir été toujours présents. Pas besoin d'être à ses côtés physiquement, juste être là et contredire ces accusations malsaines à longueur de temps. Seuls ses fans peuvent se vanter de ne pas l'avoir tué. Et je suis fier de faire parti de cette bande, accroc au king of pop, l'unique, le vrai. Toutes les télés lui rendent hommage en diffusant ses clips vidéo, mais faut savoir que Mickael JACKSON, c'est simple, je l'ai dans la peau.
Ayé, j'ai fait un rêve, « I have a dream » comme disait Martin. J'ai fait un rêve assez étrange où la Terre ne serait peuplée que de gens biens. Bien malheureusement la réalité me prive de ce songe très incertain. Certainement que je devrai m'aviser à délaisser mon coté imaginaire. Certainement que je devrai m'arrêter à ce que m'avait dit un jour mon père. Heu… que je me rappelle : « dans un bon western y a toujours un train d'enfer ». Jusqu'aujourd'hui je cherche à comprendre et pour ça je me suis abonné à veutcomprendre.fr.
J'ai fait un rêve, « I have a dream » comme le disait Luther. J'ai fait un rêve où mon pays de naissance ramènerait la paix parmi ses enfants, des frères. « Frère Jacques » je lui chantais doucement pour qu'il s'endorme tel un enfant, mais l'adulte qui s'éveille ne voit encore que misère et pleurs dans ce pays qu'il aime tant. Madagascar se déchire douloureusement, aie ! Rendez-moi cette page de ma vie. Vivants je veux retrouver les miens, ceux que je n'ai pas vus et qui restent dans mon esprit. Jusqu'aujourd'hui je cherche à renouer avec mes racines et je sais qu'on finira par être réuni.
J'ai fait un rêve, « I have a dream » comme le disait King. J'ai fait un rêve incroyable où plus aucun musulman ne postulerait à un satané casting. Un casting qui consiste à jouer à qui sera le prochain Highlander. « Il ne doit en rester qu'un !! » Je les entends encore hurler ce cinématographique cri de guerre. Et pour ça je sais qu'ils sont capables des pires folies meurtrières. Bientôt le ramadan et pour une fois j'aimerai ne pas entendre parler de ma religion. Jusqu'aujourd'hui je cherche à faire le pratiquant mais dorénavant c'est fini de prier en toute discrétion.
J'ai fait un rêve, plein de rêve, des tas de rêves. J'ai même fait des cauchemars à m'en mordre les lèvres. Bin oui, j'aurai pu être en cavale, en cave à le faire genre kidnappeur. Le rêve est toujours permis et c'est sans doute salvateur. Et tant que ce sera ainsi je continuerai à rêver de jours meilleurs, en savourant pleinement ces instants de joie avec ma petite douceur. J'ai fait un rêve, un très joli rêve que je ne peux évoquer car ça reste là… mon secret de cœur.
Ayé, la course au titre est lancée. Après Valérie BEGUE et Delphine COURTEAUD, les dernières têtes couronnées, voici venir 12 autres prétendantes au titre, apparemment très convoitée, de Miss Réunion. 12 tantines péi qui vont rivaliser de leur charme, et on nous assure sans crêpage de chignon, pour que le soir du 15 août, l'une d'entre elles soit choisie nouvelle ambassadrice. Embarras du choix en tout cas il y aura au vu de la fournée de cette année, bien meilleure que l'année dernière il faut le signaler. En même temps à bien y regarder j'ai une petite idée de la future Miss. Ma préférence je l'avoue va pour Yolaine GAUVAIN que je vois au moins finaliste. Yolaine GAUVAIN c'est cette demoiselle assise au premier rang à gauche. Pas mal hein !!! Et vous ne l'avez pas vu balancer des hanches. D'ailleurs moi aussi je ne sais même pas quelle allure elle a quand elle marche. Parce que ça ne suffit pas d'être jolie faut aussi savoir remuer du popotin. Pour ça je ne m'inquiète pas trop, je vais faire confiance à Yolaine GAUVAIN. J'ai la certitude qu'elle va remporter le titre haut les mains. Les deux dernières années j'avais à chaque fois donné le trio gagnant, alors elle peut compter sur moi, je suis plus fort que n'importe quel voyant. Je vois, je vois, je vois surtout qu'elle est la plus jolie en photo, après pour le reste je ne sais pas vraiment ce qu'elle vaut. Cette année, nouvelle particularité, la soirée sera diffusée sur Antenne Réunion. Fini la médiocrité de RFO tant dans l'image que dans le son. Avec Antenne on espère une qualité supérieure, des gros plans sur les maillots. On ne veut plus voir les tétons centenaires de Farah, on veut ce qu'il y de plus beau : Aziz et son jury de grand « lintérésan », Christophe costumé pour la soirée comme il l'est toujours à l'écran. Il risque même de vous faire gagner la moitié de la Miss si vous tirez le numéro gagnant. « Tout le monde joue » et c'est peu dire car les votes ont déjà commencé via le net. 12 candidates dont une qui finira par rester dans toutes les têtes. Pour les 11 autres ce sera retour à l'anonymat pour le restant de l‘année. Quelques pubs par ci par là pour se faire un peu de blé, mais une seule tirera vraiment profit de ce passage télé. Photos à l'appui, elle s'affichera partout pour le bonheur de sa famille. Bin oui, voir sa fille gencive à l'air en grand format, quoi de plus jolie. Alors rendez vous le 15 août pour ce nouvel épisode de Miss Réunion. En espérant que Monseigneur AUBRY ne tente une diversion en ce week-end de l'assomption. Imaginez un largage de pot de peinture sur ces Miss qui vont à l'encontre de la religion. Yolaine GAUVAIN je compte sur toi pour faire honneur à mes prédictions
Ayé, je suis enfin en congé. Un repos bien mérité quand on a comme moi, beaucoup travaillé. Malheureusement je me suis rendu compte qu'être en congé ne veux pas forcément dire seulement se reposer. Quand je vois tout ce qui m'attend chez moi comme boulot, je me dis que le travail finira bien par avoir ma peau. Alors 2 choix possibles, soit je fais ce qu'il y a à faire, soit je fais semblant de rien voir et je m'en vais prendre un bon bol d'air. Cette deuxième solution attire beaucoup mon attention. Tellement, que j'aimerai bien me payer un billet d'avion. Direction n'importe où sur cette Terre, du moment que le pays qui m'accueille ne soit pas en guerre. Tiens, d'ailleurs j'irai bien en Corée visiter quelques monuments. Le Nord ou le Sud je m'en fou, ce n'est pas vraiment important. Bin oui, d'ici quelques temps l'un des deux disparaitra de la surface. Alors pour visiter le pays c'est sûr qu'aujourd'hui y a encore de la place. Quand il ne restera que des ruines, tout le monde voudra y aller. Ah oui, c'est tellement beau des ruines, ça donne du prestige au passé. À ce moment là je ne vous dis pas comment les prix vont grimper. Ça va avoir une cote d'enfer, la Corée. Pour l'instant je suis encore à la Réunion, petite île, définie comme intense, perdue au milieu de l'océan. Mais quand je dis « perdue », ça c'est ce que je lis dans les guides pour touristes « zoreil ». Ça donne un genre, une allure, une vision d'une île comme il n'en existe pas deux pareilles. Notre mérite à nous c'est qu'au moins ici on vient pour ce que la nature offre à voir. Du coup je vais me rabattre sur mon pays avant qu'il ne soir trop tard. À force de chercher où aller mes congés ont déjà passé de moitié. La Corée attendra et de toute façon j'ai plus envie d'y aller. Je vais tenter de m'amuser au mieux avant que le taf ne vienne me rattraper. Profiter de chaque instant pour glandouiller, voir les potes, les vrais. Après seulement je verrai comment faire pour mon foutu gazon. Je vais sûrement payer un travailleur pour le couper pendant que je resterai dans mon salon. Au diable la crise, la paresse a un prix. Je vais toutefois demander à mon travailleur d'un jour de me faire crédit. Pas sûr qu'il accepte mais qui ne tente rien n'a rien on m'a dit…
Ayé, après plusieurs jours de coma, Mickaël BOLZER est décédé des suites de ses blessures. Cela faisait 2 ans qu'il vivait à la Réunion et il pensait y être en lieu sûr. Sauf que pour 60€ retirés à un gabier, il a compris mortellement ce que veut dire être en insécurité. Ses agresseurs, 2 idiots de 16 et 17 ans, prétendent avoir agit sous l'emprise d'alcool et de zamal. C'est vrai que tous ceux qui boivent et fument sont disposés à faire le mal. Bin oui, c'est l'idée que l'on tente de nous faire absorber quand je lis le journal. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Le slogan est plein de vérité, dommage que Mickaël BOLZER ne soit plus là pour en témoigner. Que va faire le pénal face à ces 2 jeunes éperdus et tueurs ? Un lavage d'estomac au karcher ? Ou tout simplement va-t-il sévèrement les condamner ? La perpétuité serait un supplice justement mérité, mais j'avoue que ça semble insuffisant au vu de ce qu'ils ont fait. Mickaël BOLZER est mort et eux sont toujours vivants. Eux profiteront encore agréablement de la vie même s'ils venaient à sortir dans 20 ans. D'ici là je leur souhaite de douloureux instants, loin de leur famille et « ces tantines » devant qui ils pouvaient faire l'intéressant. Dorénavant ce seront eux les « tantines » et ils ont intérêt à faire gaffe au coup du savon. L'univers carcéral est des plus charmants s'ils acceptent d'être pour autrui les plus doux des compagnons. Je crois qu'ils ne réalisent pas ce qui les attend en prison. D'ailleurs qu'est ce qu'on s'en fout, du moment qu'ils ne soient plus dans les rues à faire les fous. Foutez-moi ça derrière les barreaux et qu'on les oublie pour l'éternité ces 2 puceaux. Pour l'instant je présente mes sincères condoléances à la famille de Mickaël BOLZER, ce cuisinier venu de France. Je ne sais quoi leur dire de plus à part courage. Courage car dans cet épreuve difficile, le temps ne suffira pas pour atténuer leur rage.
Y dor koué?
Koifélaaaaaa.... Kalkil koué? ke mi sa rèss si in branch pou fé l'intérésan... ékout pa toute sèt y di si moin, mi lé kom sa dousman dousman, mé croi moin kan mi di ke mi fé semblan. Mi véy toute et mi koz si toute, m'en fou si na dmoune lé pa conten... totoché zote m......
Nartrouve si le blog pou sèk y vé largu in comantèr. Koz azote, rode pa si va fé chié l'autèr. Si li lé vexé, de toute fason sra jamé zote le tèr