Y dor koué ?
Ayé, je comprend mieux pourquoi y en a qui ne se privent pas de rater leur scolarité.
La politique française est organisée de façon à faire de ceux qui ne foutent rien de leur vie, des privilégiés.
Je m'explique : dès ton plus jeune âge, tes parents t'expliquent qu'il est important de réussir sa scolarité. A coups de savate s'il le faut et pour les plus chanceux, à grands coups de sermons digne du curé du coin, ils t'amènent à croire en cette grandeur qu'est le diplôme. Alors pendant que tes camarades font l'école buissonnière et s'activent à réduire leurs efforts au minimum, en faisant le clown, toi tu te forges un complément intellectuel des plus intéressants. Eux vont s'arrêter au CPPN, voire même avant, en maternelle +2. Toi tu viseras le BAC voire plus si la motivation est toujours là.
Les rencontres parents / professeurs ne sont nullement oubliés. « Attention devant » si le carnet reflète une quelconque négligence de ta part. Tu travailles dans l'espoir de réussir ta vie car c'est avec ça qu'on te bourre la tête. IL FAUT REUSSIR TA VIE.
Au fur et à mesure que tu avances dans ta scolarité, les épreuves se font aussi multiples. Tu te mets à chercher un ti job pour améliorer ta condition d'étudiant. Tu te fais même narguer par tes anciens camarades de classe qui ne comprenne pas que tu ne viennes plus t'amuser avec eux, au foot, à la poupée. Tu n'as plus trop le temps en fait. Trop de chose à penser et trop de boulot pour préparer au mieux son avenir professionnel. Tu te dis demain sera un jour meilleur. Tu te prives suffisamment pour espérer avoir un train de vie qui récompense toutes ces années d'efforts.
Enfin arrive le jour où tu es embauché, le jour où tu as ton premier loyer, et surtout le jour où tu te rends compte que finalement il y a beaucoup de chose à payer dans cette putain de vie. Suivre une telle scolarité pour se retrouver à payer, payer, payer et toujours payer.
A coté, tes camarades sont toujours aux aguets. Tu croyais les retrouver à la rue. Mais tu te rends compte que non. Ils sont même très heureux de ne pas travailler, à jouer aux cartes sou pié d'boi, du matin au soir. Certes ils ont un tas d'enfants (allez savoir pourquoi) mais le plus marquant c'est que pour ce qu'ils ont fait de leur vie, ils ont toutes les aides possibles et imaginables. Tu galères pour payer, eux ils ont ce soutien financier qui en plus leur permet de se plaindre, car pas suffisant à leur goût.
Tu veux travailler, on te demande CV + lettre de motivation pendant qu'eux réclament, que dis-je, exige qu'on leur donne un taf avec minimum 1500€ de salaire, si on ne veut pas se retrouver avec une route barrée. Leur devise « c'est pas parce qu'on ne fout rien qu'on n'a pas droit à 1500€/mois ».
Pendant ce temps tu trimes encore et encore pour la peau patate. Dès que ton salaire tombe, pffff, plus rien dis donc !! A pu !! Normal, c'est comme ça régulièrement sans que t'y comprennes quoi que ce soit. La banque ne vous prête même pas pour satisfaire ce désir d'être propriétaire alors que vos camarades peuvent bénéficier de logement style location vente. Ainsi certains se retrouvent à payer des loyer de 20€/mois selon leur situation. Malgré ça, ils estiment que c'est encore cher et qu'il faut les aider encore plus. Non mais !!
Le gratage de « boyo » est un sport accessible à tous. Certains sont passés maître dans cet art. À bien analyser les choses, ça rapporte beaucoup plus de regarder son prochain travailler. À lui l'effort, et à nous de profiter de ses efforts.
Il m'arrive donc de me poser la question : à quoi ça sert d'aller à l'école et de vouloir faire des études à n'en plus finir si c'est pour que ça soit autant méprisé. On devrait récompenser ceux qui se sont donnés les moyens de réussir leur vie par le travail. Y en a marre de travailler pour que ce soit les autres qui vivent mieux et qui en profitent.
La peau patate à ceux qui n'ont rien foutu de leur vie, le mérite et tout ce qui va avec, à ceux qui ont œuvré pour l'avoir. |