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AIR-REUNION WAPËOU974
vendredi 23 octobre 2009, a 23:09
LE ROI SOLEIL
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, la météo avait prédit des nuages gris et beaucoup de pluie sur mon paysage. J'espérais un peu de clémence de la part du temps pour qu'il ne me prenne en otage, alors au saut du lit je suis allé à sa rencontre voir ce qu'il m'avait donné en climat. Je m'attendais à une averse mais c'est le soleil qui m'a pris dans ses bras. Il m'a demandé de le suivre, de quitter mon petit chez moi. Je viens à peine de me lever je lui dis, j'ai encore mon pyjama. Je l'ai contemplé longuement, longuement avant de mettre un pied dehors. J'ai apprécié chacun de ses rayons dorés et fins, brillants comme de l'or. La chaleur qu'il dégageait agissait comme un aimant, me réchauffant tout en m'entrainant par la main, tel un enfant. J'ai résisté sans vouloir le vexer car je craignais de me perdre à trop m'éloigner. Mais l'astre solaire, têtu, est resté là, à ma porte, convaincu de pouvoir m'amener au loin. Je comprenais bien qu'il ne me voulait pas de mal, que du bien. Il multipliait ses caresses à mon égard, chuchotant par instant de douces paroles à mon oreille. Il me demandait de lui faire confiance, de croire en ses bons conseils. La journée ne faisait que commencer. Il faisait beau et cette journée s'annonçait bien ensoleillée. Rien à voir avec cette pluie que la météo avait insupportablement annoncé. Alors je me suis laissé tenter. Je l'ai suivi comme un illuminé dans son odyssée. J'ai mis de coté mes savates pigeons pour ne pas trainer des pieds. Parfois il s'amusait à se cacher me privant de toute sa clarté, pour vite réapparaitre dès qu'il me voyait m'inquiéter. Je n'avais pas l'habitude d'aller comme ça à l'aventure, alors je l'ai menacé de faire marche arrière s'il continuait à me rendre la vie dure. La maitrise des choses voilà ce que je dois fuir il me disait. Ose vivre chaque instant tel qu'il arrive, ne réfléchit plus aux conséquences. Prend le temps d'apprécier sans rien attendre de la chance. Une chance que je savais fuyante depuis que j'ai mis mes croyances en errance. Le soleil ne m'a pas ébloui de sa lumière, il m'a simplement aidé à y voir plus clair. Le temps d'une journée il m'est apparut de toute sa splendeur. Jouissant d'une belle renommée il en a joué pour rassurer mon cœur. Je doute qu'il puisse encore me transporter ainsi en un éclair, mais dorénavant je veux qu'il sache que je me laisserai volontiers faire. J'irai là ou il sera s'il ne vient plus à moi. J'attendrai même qu'il sorte de sa tanière, majestueux tel un roi. La météo avait annoncé qu'il fallait sortir imperméable et parapluie, mais j'ai bien compris que le soleil reste maitre tant qu'il n'a pas à faire à son ennemi, la nuit. En tout lieu il se trouve et si on regarde bien il apparaitra sans faire de bruit, pleine de grâce  et savoureux comme le plus doux des fruits.

jeudi 03 septembre 2009, a 10:53
PARTIE TROP TÔT
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, un ange est venu me susurrer quelques mots doux pendant que je dormais. Il n'a pas cessé de parler, me vantant les mérites de l'endroit où il voulait m'emmener. Le charme opérait, je me suis laissé tenter par cette blanche beauté, mais je me disais qu'il était encore trop tôt pour quitter les miens. Je les sentais là tout proche, me caressant de leurs mains, avec cette envie très forte de me prendre dans leurs bras pour me faire un câlin. Les souvenirs se bousculent dans mon esprit. Des images que j'aurais aimé enrichir davantage jusqu'à l'infini. Mais ce n'est plus possible mon ange m'a dit. Plus possible, c'est ce qu'il croit car il semble avoir oublié que je ne suis qu'endormie. Il suffirait que je me réveille pour qu'il disparaisse. Il est mon invité et de mon corps je suis encore la maitresse. Sauf que je ne veux pas quitter mon lit, trop de fatigue, trop de paresse. J'ai donc gardé mes yeux fermés comme pour garder parents et amis à coté de moi. Eux qui pensaient pouvoir guider ma destinée en claquant simplement des doigts. Ah, si seulement je pouvais leur dire ce que je pense, peut-être qu'ils auraient bataillé pour satisfaire toutes mes espérances. J'entends marcher dans ma chambre, qui est ce ? Je ne veux pas regarder. Du bruit, des pas, des voix, des gens qui cherchent à comprendre ce qui m'est arrivé. Je voudrais bien qu'on m'explique justement d'autant que je n'avais rien demandé. Hier encore je gambadais gaiement, je m'amusais. Aujourd'hui j'ai du mal à bouger, j'ai du mal à quitter cette position allongée. Pourquoi cet être qu'on m'a appris à aimer ne fait rien dans sa toute puissance ? Pourquoi m'abandonne t'il ainsi sans me laisser une autre chance de vivre mon enfance ? Je voudrais bien qu'il me réponde sinon à quoi bon lui faire confiance… Un ange est venu me susurrer quelques mots doux pendant que je dormais. Des mots d'amour pour m'aider à prendre conscience de la dure réalité. J'ai du mal à le croire mais une nouvelle vie s'offre à moi. Une vie loin des tracas terrestres, plus proche du bonheur promis dans l'au-delà. Les pleurs s'amplifient autour de moi. Tant de gens en émois, alors je comptais vraiment autant que ça !! La douleur m'emporte et je le prends comme un grand soulagement. Souffrir autant ne peut être permis surtout pour un enfant. J'aurai aimé qu'on me donne un peu plus de temps. Le temps de dire merci, au revoir à ceux que j'aime, mes parents, ma maman. Le temps aussi de vivre encore pleinement car je m'en vais définitivement et je n'ai… que 6 ans

 

Pour I.B

mercredi 26 août 2009, a 00:23
REVIENS...
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, je me demande ce que je pourrais faire pour être utile. Être à l'écoute ne suffit pas quand on sait l'autre presque en exil. Laisser partir, retenir, difficile d'aller à l'encontre de bonnes intentions, car derrière chaque décision se cache l'envi de sauvegarder une délicate situation. Lui ne la voit pas comme elle le voudrait ou inversement. Elle attend davantage et réciproquement, mais trop d'erreurs et surement un manque de communication évident, n'ont pas aidé à maintenir cette complicité visible à différents instants. Des ingrédients qui nuisent inévitablement à une relation qui dure depuis longtemps. Alors comment pourrais-je faire pour être utile ? Comment pourrais-je faire pour trouver une place même des plus ridicules ? Le silence s'installe tout doucement rendant l'atmosphère lourde et pénible. Quelle est la décision à prendre ? Partir ou rester, quitte à ne plus être crédible ? Je suis loin, très loin d'imaginer les larmes abondamment versées. Seule là bas, je sais qu'elle fait ce qu'il faut pour bien résister, mais sa douleur je la ressens même si je m'attends à ce qu'elle tente de rien dramatiser. On se fait gentiment oublier, sans doute pour ne plus revenir sur le sujet, on vaque à ses occupations quotidiennes, le boulot, les enfants, pure bonheur, quelques sorties improvisées pour garder le contact avec l'extérieur, et après tout ça on fait quoi ? On pense à soit, à l'autre, à ce qui pourrait raviver la petite lueur ? Oui j'aimerai bien savoir à quoi elle pense, elle que je savais pleine de vie. Pense t'elle au moins à elle-même quand elle se retrouve face à lui ? Partir, rester, il arrivera le moment où la question ne se posera plus. Partir, rester, il arrivera le moment où il faudra accepter qu'il y en aura un qui sera déçu. Dans les deux cas le choix pris sera accepté et qui sait… un jour compris. Le combat qu'elle mène n'est pas le mien, c'est totalement le sien, mais moi je veux juste lui dire en toute sincérité… REVIENS…

vendredi 21 août 2009, a 21:47
MA RENTREE SCOLAIRE
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, moi aussi j'ai fais ma rentrée. Une rentrée mûrement réfléchie et surtout très bien préparée. Je me suis réveillé tout excité à l'idée de retourner me former. En même temps, pas évident quand on n'a pas ciré les bancs de l'école depuis plusieurs années. J'ai vérifié une dernière fois que je n'avais rien oublié. Mon gouter est bien là dans son papier alu bien emballé, sans oublier la dose de vitamine avec le classique petit jus bien fruité. Ah j'allais oublier mes bons vieux stylo 4 couleurs et tous mes cahiers. Ça aurait été bête de faire preuve de manque de sérieux en arrivant sans mes affaires au complet. Le premier jour est toujours le plus important lorsqu'on retourne étudier. Les premières heures de cour donnent le rythme pour le reste de l'année. Soit on se laisse aller à faire le mariol juste pour se faire remarquer, soit on se fait discret en essayant au maximum de rester motivé. Les échéances vont tomber comme des mouches, je sens que je vais stresser. On m'a donné un calendrier des travaux à rendre en me disant de ne pas me précipiter. Oui je veux bien mais comment faire quand je vois tout ce qu'il y a à travailler. Et pourtant impossible de faire autrement si je veux sortir de là diplômé. Je connais quelqu'un qui clôture, elle, sa dernière année. Je me dis qu'elle a bien la chance d'être sur la fin de sa scolarité. Pour elle pas de passage en classe supérieur juste un aboutissement, presque une finalité. Face à elle une dernière ligne droite que je lui envi moi qui vient à peine de commencer. Moi aussi j'atteindrai les sommets même si pour ça faut que je marche nu pied. Pas à pas j'arriverai au bout du chemin que je me suis fixé. Je ne vais prendre aucun sentier, ce genre de raccourci où l'on se laisse facilement entrainer. Le grand méchant loup ne se cache pas seulement dans la forêt, il traine aussi ici et là mais moi je ne vais pas me laisse manger. Je sortirai encore vainqueur de cette épreuve, je vous garantie que je vais triompher. J'ai fais ma rentrée et finalement je me demande si après ça je saurai m'arrêter

jeudi 06 août 2009, a 02:51
ECOUTE TON CORPS
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, pour la deuxième fois en 7 ans j'ai dû speeder sur la route. Une urgence m'a amené à brûler au plus vite mon mazoute. Pourtant ma journée s'était bien passé jusque là, un réveil matinal malgré le froid glacial qui régnait hors des draps. Je me suis préparé un bon petit déjeuner à base de pain et de lait, le kiwi tant désiré n'a pu être avalé tellement j'avais le ventre bien gonflé. Je me suis affalé le temps de quelques mails et commentaires sur mon book, avant de me rendre sur le chef lieu la voiture remplie de bon vieux zouk. Y avait besoin de mes bras, hmm, bien musclés, pour aider à un déménagement rapidement décidé. En deux temps trois coups de pinceaux le boulot était fait. Sous mes mains expertes les traces de saletés ont vite voltigés. J'aime à dire que quand je fais quelque chose je le fais bien ou pas du tout. Oui je suis comme ça, quand je me lance je vais jusqu'au bout. J'ai pu rendre service et je m'en réjouis, d'autant que la personne aidée compte pour beaucoup dans la famille. Durant cet après midi j'étais encore serein quant au déroulement des évènements. Les couleurs du ciel ne laissaient aucunement envisager une pénurie de nuage blanc. Je savourais tranquillement cette fin de journée. Un diner très savoureux finalisait même la fraiche soirée. Je m'en allais donc vers chez moi quand le malheur me tomba dessus telle une proie. Une douleur intense s'empara de mes entrailles. J'étais déjà sur le chemin du retour et je n'osais croire cette nouvelle fatale. Impossible de m'arrêter comme ça au bord du chemin, les risques d'accidents sont tellement grands, mais de la maison j'étais encore loin. Que faire, j'avais du mal à rester totalement concentré au volant. Je ne faisais plus que tenter de trouver des solutions tout en conduisant. Vite, vite, vite je réfléchissais, mais en même temps vite, vite, vite je roulais. Je vais chez moi ou je m'arrête, je m'arrête ou chez moi je vais ? Et là je me dis que j'ai une amie qui réside le secteur ou je me trouvais. St-André, ville renommée pour ses temples et son Dipavali. Pas vraiment ma ville préférée mais ce soir là je l'ai mise en favori. Direction donc chez my friend pour me purger de ma peine. Telle la route en corniche je me suis délesté de quelques rochers tassés en chaines. Un soulagement total je peux vous l'avouer même si ce n'est là qu'une réaction humaine. Mes picotements ont cessé très rapidement. Tant mieux car je ne voulais pas déranger plus longtemps. En repartant j'étais ravi, extrêmement content. J'appréciais la route, en cette nuit noire je trouvais le paysage magnifique. J'ai pris mon temps histoire de savourer cet instant magique. C'est comme jouir après l'amour… heu, bin, bref, c'est vrai que ça dépend avec qui on fait l'amour. Tout ça pour dire que c'est bien la deuxième fois en 7 ans que je suis obligé de m'arrêter sur St-André. Car pour la deuxième fois en 7 ans, j'ai attrapé la chiasse, la vraie…

 

samedi 25 juillet 2009, a 00:03
LA GRANDE TRAVERSEE
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, le bateau ce n'est vraiment pas fait pour moi. Je me rappelle d'une époque où avec quelques collègues on préparait notre diplôme d'État. On a monté vite fait un projet bidon histoire de valider notre prochain séjour. On s'est arrangé ardemment pour récupérer un max de fric pendant et hors des heures de cours. Et pour faire encore plus d'économie, on décide même de voyager en bateau plutôt qu'en avion. Une idée géniale au premier abord mais dieu que j'ai pu regretter d'avoir pris cette décision. Pourtant on ne voyageait pas loin. L'île Maurice était toute proche mais jamais je ne l'avais vu aussi lointaine. En avion y en avait pour 30 minutes à tout casser. En bateau c'était 5 heures en mer qui nous attendait. Cette année là c'était l'Ahinora qui faisait encore le trajet. A bord c'était grand confort, toilette et passerelle en libre accès. Bin oui, dès qu'on avait pris la mer un étrange ballet s'était mis en mouvement. J'ai vu des gens courir dans tous les sens bizarrement. Mais que se passe-t-il ? Je me suis dit en les voyants s'agiter ainsi. Même certains de mes collègues s'y étaient mis. Eux aussi cavalaient sans prévenir vers ces portes où étaient inscrit « exit ». Je les ai tous vu regarder quelque chose par-dessus bord. J'ai même cru qu'ils allaient tomber en les voyant pencher ainsi leur corps. Je suis allé voir ce qui se passait et c'est là que j'ai tout compris. J'ai vu des liquides de toutes les couleurs voltiger avec une grosse odeur de pourri. Ça dégueulait sans retenue et ça ne faisait que 20 minutes qu'on était parti. Je suis resté calmement assis en attendant que ça se passe, mais face à moi une Mauricienne vêtue d'un sublime sari faisait de douloureuses grimaces. Dans sa main elle tenait un sachet qu'elle serrait fortement. Je ne vous dis pas le nombre de fois où elle l'a ouverte pour s'en servir comme récipient. Le contenu me rendait malade rien qu'à la regarder, mais je refusais d'être aussi crade en me délestant de tout ce que j'avais mangé. J'ai tenu ainsi 5 heures jusqu'à l'île Maurice. Il faisait nuit à notre arrivée et on a subit l'habituel control de police. Dès lors, certains voulaient se raviser en exprimant le souhait de rentrer par les airs. L'air de rien je faisais mon fier, mais je crois que j'aurais aussi voulu éviter un retour via la mer. Après une semaine passée sur l'île sœur, l'Ahinora nous tendait de nouveau ses bras. Pour éviter les désagréments de l'aller, le veille j'ai fait nuit blanche en écumant quelques bars. Bien fatigué donc, j'ai laissé le sommeil me porter jusqu'à la Réunion. Quand j'ai ouvert les yeux je sentais bien que certains étaient toujours sous tension. On était arrivé mais personne ne pouvait mettre pied à terre. Moi je m'en foutais, je n'avais pas vraiment de quoi être en colère. Mes camarades, eux, se retenaient, avec le bateau qui tanguait, pour ne pas vomir leur courage. Ils avaient du mal à comprendre comment j'ai pu faire une traversée aussi sage. Sagement je quittais ce bateau tout crasseux. Précipitamment mes collègues regagnaient la terre ferme raconter cet aller retour bien baveux. J'ai fait une fois Réunion/Maurice en bateau. Peu importe le prix du billet, dorénavant c'est dans les airs que j'accepterais de voir l'eau. L'île Maurice vaut le détour mais si j'ai un conseil à vous donner… en bateau, ne manger pas trop

lundi 20 juillet 2009, a 21:21
DE LA VIE A LA MORT
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, c'est décidé, j'ai fini d'être de la race des gentils. Moi aussi je veux faire du profit, épater la galerie. Tant pis si je perds des amis, je sais que ceux qui m'aiment le resteront à vie. A être trop conciliant je me ruine comme neige fond au soleil. Ah le soleil, c'est fou comment pour tout le monde il ne brille pas pareil. Le mien, lui, se fait discret, il ose à peine se montrer, pendant que pour d'autres il brille aux éclats sans se soucier de ce qu'ils ont manigancé. Tromperie, tricherie, duperie, autant de subterfuge pour avoir une vie dorée. Autant de possibilité offerte pour me permettre dorénavant d'avoir la vie rêvée. Je n'aurai plus de pitié pour les faibles et les opprimés. Un club déjà bien garni où je ne veux plus être licencié. Je vais abuser de chaque situation, je vais arnaquer le maximum de gens et peu importe leur position. Qu'ils soient haut placés ou en bas de l'échelle sociale, ils ne verront plus de moi que le coté obscur, ma capacité à faire le mal. Je veux m'en convaincre, je suis un méchant. Un de ceux que tout le monde déteste à coup de blabla bien tranchant. Je n'aurai plus aucun remord. Maintenant c'est moi qui ai raison et les autres auront toujours tord. Je me transforme petit à petit de jour comme de nuit. Pas besoin de pleine lune pour le loup garou que je suis. Quelques valeurs humaines mises de coté auront suffit. Je vais arriver à mes fins je vous le garantis. « Ti rode a moin ta trouv a moin » voilà ce que je me dis. Ne soyez pas surpris en me voyant dans la rubrique faits divers. Car c'est sûr on parlera de moi et pire que ce qui se dit à la Pouponnière. Être salit je connais alors une tache de plus ou de moins, ce n'est pas ça qui me fera réfléchir autrement sur le concept du mal et du bien. Ne croyez pas que je m'exprime là avec de la colère. Non ne croyez pas ça, je veux juste bannir de mon paysage et de mon langage tout ce qui se réfère à l'humanitaire. Je veux de la souffrance dans les yeux, je veux de la douleur dans les voix. Je veux voir pleurer autant que j'ai pu pleurer, que rien ne vienne soulager ceux qui sont dans un piteux état. Je n'ai plus qu'un seul cadeau à offrir, ma haine féroce pour tous ceux qui osent encore sourire. Pire, je leur ferai même la chasse pour les voir davantage souffrir. A vrai dire, si y en a qui pouvait penser à mourir, je crois que je finirai sans doute par en jouir…

lundi 22 juin 2009, a 22:33
I HAVE A DREAM
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, j'ai fait un rêve, « I have a dream » comme disait Martin. J'ai fait un rêve assez étrange où la Terre ne serait peuplée que de gens biens. Bien malheureusement la réalité me prive de ce songe très incertain. Certainement que je devrai m'aviser à délaisser mon coté imaginaire. Certainement que je devrai m'arrêter à ce que m'avait dit un jour mon père. Heu… que je me rappelle : « dans un bon western y a toujours un train d'enfer ». Jusqu'aujourd'hui je cherche à comprendre et pour ça je me suis abonné à veutcomprendre.fr.

J'ai fait un rêve, « I have a dream » comme le disait Luther. J'ai fait un rêve où mon pays de naissance ramènerait la paix parmi ses enfants, des frères. « Frère Jacques » je lui chantais doucement pour qu'il s'endorme tel un enfant, mais l'adulte qui s'éveille ne voit encore que misère et pleurs dans ce pays qu'il aime tant. Madagascar se déchire douloureusement, aie ! Rendez-moi cette page de ma vie. Vivants je veux retrouver les miens, ceux que je n'ai pas vus et qui restent dans mon esprit. Jusqu'aujourd'hui je cherche à renouer avec mes racines et je sais qu'on finira par être réuni.

J'ai fait un rêve, « I have a dream » comme le disait King. J'ai fait un rêve incroyable où plus aucun musulman ne postulerait à un satané casting. Un casting qui consiste à jouer à qui sera le prochain Highlander. « Il ne doit en rester qu'un !! » Je les entends encore hurler ce cinématographique cri de guerre. Et pour ça je sais qu'ils sont capables des pires folies meurtrières. Bientôt le ramadan et pour une fois j'aimerai ne pas entendre parler de ma religion. Jusqu'aujourd'hui je cherche à faire le pratiquant mais dorénavant c'est fini de prier en toute discrétion.

J'ai fait un rêve, plein de rêve, des tas de rêves. J'ai même fait des cauchemars à m'en mordre les lèvres. Bin oui, j'aurai pu être en cavale, en cave à le faire genre kidnappeur. Le rêve est toujours permis et c'est sans doute salvateur. Et tant que ce sera ainsi je continuerai à rêver de jours meilleurs, en savourant pleinement ces instants de joie avec ma petite douceur. J'ai fait un rêve, un très joli rêve que je ne peux évoquer car ça reste là… mon secret de cœur.

dimanche 15 février 2009, a 03:03
LA NUIT EST FAITE POUR DORMIR
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, parait que la nuit est faite pour dormir. Depuis tout petit voilà la phrase à laquelle on m'a demandé de réfléchir. J'y ai réfléchit à coup de sieste et grasse matinée, mais quand vient la nuit ça devient trop difficile d'y penser, surtout si dans la tête trop de chose défile sans marquer le moindre temps d'arrêt. Alors quand vient la nuit je préfère mettre à jour mes idées.

Il fait noir dehors, c'est tranquille, seules les lumières de la rue sont allumées. Contrairement à la journée j'ai cette certitude que personne ne viendra me déranger. Pas de facteurs qui passent histoire de ramener ces courriers non désirés. Pas d'enfants qui crient à sauter dans la piscine comme s'ils étaient en train de se noyer. Pas de voisins trop con qui s'entête à engueuler sa femme apeurée.  Juste une petite brise qui s'amène pour vous accompagner, s'il le faut jusqu'en début de matinée. Les minutes s'égrainent sans que le sommeil fasse son effet. Un être qui vous manque et voilà comment on peut se retrouver à rester éveiller. Tiens, y a quelqu'un qui semble avoir l'esprit aussi tourmenté. Je le vois marcher bizarrement, l'air de tituber. Ses chants made in abrutiland me laissent croire qu'il vient d'avoir une soirée bien arrosée. S'il retrouve sa maison, son lit, c'est qu'il aura été aidé. C'est aussi ça la nuit, quelques animations surprises qui vous évite de plonger dans un sommeil beaucoup plus rempli de fatigue que d'envi d'aller se reposer. On devrait me laisser dormir durant la journée. Heureusement on est dimanche, le facteur attendra encore pour faire sa tournée. Il commence à pleuvoir, juste ce qu'il faut pour me bercer. Il sera bientôt 6h, y en a qui vont se réveiller. Pendant ce temps, j'espère être loin, très loin, en train de rêver à des retrouvailles inespérées, à des nuits prochainement passées en position couchées. La nuit est faite pour dormir, une phrase que je vois maintenant remplie de sens et de vérité.

Bonne nuit à tous

jeudi 12 février 2009, a 21:11
CE N'EST QU'UN AU REVOIR...
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, une fille du soleil s'est finalement envolée vers le grand froid. Avant de présenter bagage et papier, elle nous a lâché quelques pas de capoeira. Le brésil était à l'honneur dans le hall de l'aéroport pour l'accompagner jusqu'à son dernier au revoir. « Ousaousava » ? J'aurai aimé lui demandé, mais ça fait déjà bien longtemps qu'on sait qu'elle va « dan péi la fré ». Pour la réchauffer un ti peu je lui dédie ce petit morceau, histoire de mettre une peu de chaleur dans son vilain sac à dos.

A bientôt Luce



vendredi 09 janvier 2009, a 23:54
BON VOYAGE
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, l'heure est bientôt venue pour une amie de s'en aller. J'ai bien tenté de la convaincre de rester mais elle est trop entêtée. C'est sans doute ça les « zorèy » qui ont le cœur aventurier. Impossible pour eux de rester sur le même bateau à fixer le même horizon. Ils veulent partir trouver et vivre de nouvelles sensations. Comme si la Réunion n'en proposait pas suffisamment. Bon bin comme son choix est définitivement fait, je ne vais pas lui en vouloir de partir comme ça retrouver l'être aimé. Je vais juste tenter de la laisser partir avec l'espoir de la voir un jour revenir. Je vais prier pour que le froid glacial qu'elle va rencontrer ravive en elle de joyeux souvenirs. Le souvenir de moments passés avec des amis dans une île aussi belle qu'ensoleillée. Ces randos dans nos montagnes à n'importe quel moment de la journée, ces savates 2 doigts qu'on peut avoir aux pieds tout au long de l'année… Autant de temps passés à savourer une nature chaude et envoutante, tout en exerçant une profession aussi dure que passionnante. L'amour rassemble toujours ceux qui s'aiment parait-il. Au Québec y a intérêt qu'il soit au rendez vous sinon « do fé » dans la ville. En tous les cas avant qu'elle soit partie la « Luce » infatigable, je tiens à lui dire que j'ai eu beaucoup de plaisir à danser avec elle sur le sable. Du sable elle en foulé pourtant, de la Réunion à l'Afrique du Sud, en passant par Mayotte, mais je sais que pour elle cette dernière contrée aura une très bonne cote. J'aurai aimé qu'elle s'en aille en délaissant son misérable sac à dos, car je dois dire qu'il n'est vraiment pas beau. Si elle pouvait me le laisser je ferai en sorte de le faire disparaître. J'allumerai un grand feu de joie avec en criant « alé goute anou, alon fé la fète ». Le Québec et ton chéri t'attendent impatiemment. Je ne te dis pas au revoir juste bon vent. Envole toi sans te retourner, regarde droit devant. Fais de cette vie, ta vie, le reflet de ce que tu ressens. Ne t'égare pas en chemin et si tel est le cas, rappelle-toi quand venait à tes oreilles « ousa ou sorte ? ousa ousava ? »Tu souriras surement, enfin je le crois, mais tu sauras surtout que tu seras toujours la bienvenue chez nous, chez moi

Bonne année et bon voyage à toi

jeudi 25 décembre 2008, a 20:45
JOYEUX NOEL PETITE FILLE
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, c'est fait, Noel est enfin arrivée. Le temps n'a pas été vraiment clément mais il n'a rien gâché. Quand minuit a sonné elle ne s'était pas encore endormie. Je l'aurai cru fatiguée mais elle avait encore tout plein d'énergie. Ça courait dans tous les sens, a crier sa joie d'être toujours debout. Avec par moment, une petite pose histoire de rester dans le coup. Je me suis dit qu'elle voulait sans doute voir l'arrivée du papa Noel, ce bonhomme mystérieux que je lui racontais venir du ciel, pour récompenser tous les enfants méritant comme elle. Elle n'a jamais questionné jusqu'à maintenant, pour connaitre la véracité de ce que je lui contais au soleil couchant. Le Père Noel existe dans mes propos. Le Père Noel existe et pour elle j'aimerai que ce ne soit pas que des mots. Aussi quand le Père Noel a fait son apparition à minuit tapante, je fus très surpris de la voir courir, presque prendre la pente. La peur se sentait dans son regard et dans ses tremblements. L'être en rouge ne lui inspirait pas confiance, c'était même inquiétant. Elle a refusé qu'il s'approche de trop près. Elle a refusé qu'il vienne lui soumettre un quelconque petit baiser. Les cadeaux il pouvait les garder du moment qu'il reste au loin. Presque si elle ne me demandait pas, s'il s'approche, de lui mettre mon poing. Il a fallu être très stratégique pour l'amener à rouvrir les yeux. Au fur et à mesure elle a cessé de trembler, elle s'est sentie mieux. Il faut dire que le méchant d'un soir était parti sous d'autres cieux. La nuit basculait petit à petit vers le matin. Moment choisi pour qu'elle me laisse tout doucement la main. Le sommeil à eu raison de sa dynamique très énergique. Je me dis alors que l'année prochaine elle sera moins en panique. D'ici là j'arriverai peut-être à faire du papa Noel un « boug » plus sympathique. Au saut du lit ce matin elle a pu trouver au pied de son berceau, quelques paquets qu'elle s'est empressée de déchirer l'emballage cadeau. Finalement le Père Noel ne s'est pas montré rancunier. Toutefois les traces de son passage ne fait pas encore de lui l'être le plus aimé, car il y a toujours à faire avant qu'il se fasse définitivement accepté. Aujourd'hui je suis content de la voir vivre son Noel ainsi. Les rires ont remplacé les pleurs et j'en suis extrêmement ravi. Mais qu'importe son humeur à ma fille, cette petite demoiselle, c'est de tout cœur que je lui souhaite un Joyeux Noel

mercredi 24 décembre 2008, a 17:49
JOYEUX NOEL
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, c'est bientôt le réveillon de Noël. A la Réunion pas de neige ni de grand froid pour qu'on se les gèle, juste beaucoup de chaleur faisant festoyer les gens jusqu'au dehors. Les rues seront parcourues par toutes sortes de musique à faire bouger les corps. Les tables seront garnis comme jamais. C'est sûr, ce n'est pas ce soir qu'il manquera à manger. L'alcool coulera à flot, même pour ceux qui prétendent ne boire que de l'eau. On dormira sur place s'il le faut mais personne ne repart sans la tête pleine de fête. C'est Noël, et dans cet état d'esprit, pour avoir son cadeau pas la peine de faire la quête. Y aura une pensée pour chacun, dans les gestes, dans les mots. Même le plus anodin paraîtra comme le plus beau des cadeaux. Noël à la Réunion, c'est Jacqueline FARREYROL qui le chante très bien. Ici c'est Noël sous les flamboyants malgré cette météo qui prédit un temps de chien. D'ailleurs la pluie a commencé à tombé cet après midi du coté de la Possession. Une petite pluie qui a obligé une jolie ménagère à ramasser son linge étendu sur le balcon. On ne va pas s'inquiéter pour si peu car c'est aussi la saison. Et de toute façon qu'il pleuve ou non, ce soir, c'est soir de réveillon. Un réveillon de Noël pour les petits comme pour les grands, car on sait très bien que malgré l'âge on est tous resté encore enfant. Par chez moi je me demande si le Père Noël aura barbe blanche. Avec la chaleur il risque même de préférer à la tunique rouge une chemise courte manche. Alors qu'aurai je en me réveillant demain matin ? De nouvelles baskets, une paire de lunette, un I-mac, un sandwich américain ? Je dois dire que j'en sais fichtrement rien. J'espère en tous les cas que vos sapins seront bien garnis, que chez vous la fête battra son plein au coté de votre chéri, vos amis. Dès que sonneront les 12 coups de minuit, vous vous enlacerez pour vous souhaiter un Joyeux Noël comme on dit. Moi je vous le souhaite de suite car je risque d'être pris par l'évènement. Donc Joyeux Noël à toutes et à tous en attendant de vous retrouver très prochainement



lundi 20 octobre 2008, a 19:52
MARIAGE A MAYOTTE
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, ils se sont enfin mariés. Après 7 années passées à se supporter à coups de caresse, de tape sur les fesses et qui sait à coup de barre à mine, les voilà dansant avec leurs invités devant une piscine aux couleurs bleues marines. Je me souviendrai longtemps de l'accueil qu'ils m'ont réservé. Un accueil devant laquelle je ne peux, je l'avoue, que m'incliner. Aussi faut que je dise à Mr et Mme Claude, que pour venir chez moi ils n'auront besoin d'aucun code. Même pas besoin de clé. Pour entrer je leur laisserai tous les laisser passer.

Ahhhh Mayotte et son cadre idyllique. Et le Koropa où la vue est magnifique, et qui a accueilli nos jeunes mariés pour finir la soirée. Le menu était des plus succulents. Un gout irrésistible, un met qui ne reste pas coincé entre les dents. On en lècherait presque son assiette tellement c'était bon. Mayotte et sa cuisine… oh mon dieu !! Je dirai même « koooodooooo ». Pour ceux qui ne connaissent pas, n'hésitez pas, prenez l'avion, prenez même le bateau. Sûr qu'à votre retour vous n'aurez plus la peau sur les os. En tous cas j'ai passé un super moment entouré de vrais amis. Au passage un kiss et un big merci à Aurélie et Lucie. Je me suis tellement amusé qu'il me faut toutefois penser à rentrer dès demain. Bin oui, comme on le sait toute bonne chose à une fin. Félicitation encore aux jeunes mariés, merci surtout de m'avoir invité.

Avant de clôturer, une dédicace aux précieux témoins. Des êtres admirables, attachants, que j'aurai aimés côtoyé sans limite, sans fin. Des êtres capables de se donner pour un ami, un proche, sans regarder ce qu'il leur reste au fond des poches. Guillaume, qu'on m'avait présenté comme un fou, plein de vilaines manières, m'a démontré effectivement qu'il souffrait de folie passagère. Une folie douce qui m'a rempli de joie et de rire durant tout mon séjour et je ne vous raconte pas tous ses délires. Thierry, le chauve que je soupçonne être au grand cœur, a daigné découvrir Mayotte avec moi, lui qui souffre visiblement de la chaleur. Une chaleur qu'il a su dompter de belle façon, en attaquant les Ricard à coups de glaçons. Amina aux formes que je qualifierai de généreuses, et qui a oublié, le temps d'un mariage, oh combien elle avait pu être pieuse. Ses mouvement de hanches rythmés par du très bon dombolo, ont attiré les regards malices de quelques danseurs restés accrocs au disco. Karine, au sourire éternellement présent, compagne du fou cité précédemment, et qui très gentiment, nous a permis de contenir cet homme, son mari, capable du meilleur comme du pire. Enfin, Benouille, à toi je laisse ces dernières lignes. Toi qui n'a pu prendre place à nos cotés à la mairie et qui a su rester digne. Il y a ce que l'on ne dit pas mais surtout, il y a ce que l'on voit. Pour ma part je vois une personne touchée par l'évènement, et qui en cette bande de joyeux couillons, a su garder la foi. Pour ça je n'ai pas d'autres mots à par te dire : Bravo…chapeau

samedi 11 octobre 2008, a 19:58
MAYOTTE ME VOILA
 

Y Dor koué ?

 

Ayé, vais bientôt m'envoler pour Mayotte, l'île au lagon. Une semaine pour profiter de la région, du paysage, loin de la Réunion. En même temps j'y vais surtout pour le mariage de ma cousine. Elle m'a demandé d'être son témoin alors qu'elle aurait pu choisir sa meilleure copine. Un grand honneur donc qu'elle me fait en m'autorisant à participer à sa fête. J'aurai une place de choix, tout près d'elle, voire même en tête. Je vais me saper façon « kaf salon », histoire de paraitre beau le temps de la célébration. Certains croiront sans doute que je vais me rendre à la messe en me voyant, avec mes chaussures vernis, entrer dans la pièce. Une pièce où ma cousine sera la plus belle. Une pièce qui j'espère sera remplie de jolies demoiselles. Enfin moi je dis ça, c'est surtout pour que ça passe mieux à l'image. Je ne veux pas que mes propos laissent place à quelconque commérages.

Tout Mayotte saura que ma cousine se marie. Que dis-je ! C'est tout l'Archipel des Comores qui va le savoir, de Dzaoudzi à Moroni. Vive la mariée qu'on va crier, vive la mariée. Bizarre tout de même, car du coup le marié finit par être oublier. Non pas qu'il ne soit pas important, mais parce qu'il n'y a pas plus jolie que la femme en blanc. Alors le mari il peut aller se rasseoir après la cérémonie. Pour lui parler y aura juste les membres de sa famille, peut être même un ami. Mais qu'il se tranquillise car le meilleur jusqu'à maintenant reste encore et toujours pour lui.

Mardi matin je serai dans l'avion en direction de l'ile au lagon. 2 heures de vol pour atterrir dans un pays presque aussi beau que la Réunion. Je vais me faire tout plein de photos pour ne rien rater de mon voyage. Moi qui ne suis pas fanatique de l'eau, j'irai même à la plage. D'ailleursj'ai repris le sport depuis peu pour travailler mes abdos. Je pourrais ainsi marcher torse nu, bras écartés, torse bombé, en espérant qu'il fasse bien chaud. Comme ça je dégoulinerai de sueur, huilant mon corps de rêve. Mieux que Axe, même les mahorais voudront me faire un kiss de leurs grosses lèvres. Mayotte prépare toi j'arrive. Bin oui, c'est fini de voire du paysage seulement dans les livres

dimanche 21 septembre 2008, a 10:09
LE REPOS EST TOUJOURS MERITE
 

Y dor koué ?

 

Ayé, comme c'est trop bon de dormir jusque tard le dimanche matin. Oh oui que c'est bon de faire la grasse matinée en ce jour de fin de week-end. Le repos, se reposer, récupérer de cette fatigue accumulée durant la semaine, ne rien faire, juste glander, rester au lit, être à la traine, ah oui que c'est bon de se faire plaisir ainsi. J'aurai voulu avoir un « Miguel » ou une « Rosa » pour se taper mon repassage, car pour ça, j'avoue ne plus avoir suffisamment de courage. Mais pour l'instant je n'ai pas les moyens de faire autrement. Du coup voilà mon dimanche qui commence à prendre une autre tournure, à devenir agaçant. Respire je me dis, respire, profite de cette journée ensoleillée. Ne te laisse pas envahir par ce genre de tracasserie, savoure ta grasse matinée. Quand je pense que j'ai des potes capables d'aller en randonnée, comme s'ils n'étaient jamais fatigués, je me dis que je suis sans doute un peu trop casanier pour ne pas me laisser entrainer. Le week-end est-il devenu aussi sacré ? Le repos prend le pas sur l'activité ou c'est moi qui n'arrive plus à m'activer ? Oula ! Qu'est ce qui se passe, qué pasa, kosa la fé ? Qu'est ce qui me prend de me casser les neurones avec ce genre de réflexion ? Respire je me dis, respire, profite de cette journée, regarde les avions. Oui regarde le ciel en t'imaginant ailleurs à prendre du bon temps. Rêve d'un ciel sans nuages, rempli de joie et de douceurs. Un ciel où le bleu ne sera pas la seule et unique couleur. Mais assez respirer, il est temps de se lever. Quoi, vous ne croyez tout de même pas que j'allais rester au lit sans manger. Il est midi, je crois que je me suis suffisamment reposé. Mon dimanche n'est pas fini et se reposer ne veut pas dire rester sans bouger. Allez, je vais me rendre à la cuisine ça me fera de l'exercice. Voilà j'y suis, deux pas ont suffit pour constater que même dans mon frigo c'est la crise. C'est trop la misère mais tant pis, je vais profiter malgré tout de ma journée avant qu'arrive ce putain de lundi.

vendredi 15 août 2008, a 09:33
LA SIDR MOUFIA
 

Y dor koué ?

 

Ayé, j'envoi une spéciale dédicace à mes potes du quartier. Je me souviens quand, à l'époque, on aimait se retrouver en bas de notre immeuble, le bloc comme on l'appelait. 5 étages sans ascenseur, pas facile surtout quand on habite le dernier. Et je ne vous dis pas quand il y avait les courses à monter. La « Side Moufia », c'était là notre camp de base, notre QG. Plus précisément au 6 rue du Père Lafosse mais c'était surtout là qu'on habitait. On appréciait de rester à l'entrée, assis ou debout, chacun faisait comme il voulait. On parlait de tout et de rien, le plus souvent de rien mais on s'en foutait car on se moquait de nous même, et notamment des voisin,  comme celui du rez-de-chaussée. Ce voisin chiant et coquin qui se plaignait du bruit qu'on faisait, et qui une fois avait voulu sabrer ce pauvre Jean-René. Ce n'était pas chaud, c'était juste une ambiance qu'on savourait et qui nous faisait bien rigoler. Tiens une petite anecdote comme ça, où une fois on avait bien déliré. Dans la cave y avait la moto d'un gars qu'on avait trop envi de voir craquer. Une TS il avait, genre de moto très prisé dans le temps et aussi très trafiquée. Le réservoir était facilement accessible et le sac de ciment présent sur les lieux nous avait donné une idée. On y a déversé une bonne dose de ciment en veillant que ça ne soit pas remarqué. Le lendemain ça a fait son effet car le ciment s'était durcit presque en galet. Lorsque le gars a pris sa moto je peux vous assurer qu'on l'entendait arriver. Le pire c'est que c'est devant nos petits yeux malicieux qu'il a constaté ce qui se passait. Quelque chose qui tapait dans le bac à essence et sa moto en panne l'ont rapidement énervé. Nous, on ne s'en est pas soucié car avec le bus qui venait, fallait qu'on aille au lycée.

La « Side Moufia » regorgeait de personnes très attachantes. Malheureusement beaucoup n'ont pas réussi à remonter la pente. Certains sont morts brûlés par un coup du sort ou à cause de l'alcool. D'autres ont fini par se retrouver à la geôle. Une pensée pour leur dire que, de ne plus les voir nous désole. Ils n'ont plus prit part à nos partis de foot loin des terrains gazonnés et plutôt goudronné. Je me rappelle du terrain du collège des Alizés où l'on se donnait rendez-vous juste après le déjeuner. Les étudiants du campus nous y retrouvaient bien souvent le week-end. Notamment nos amis les comoriens. On les surnommait Boli, tortue géniale, de par leur carrure déstabilisante, mais ce que l'on retenait, c'était leur respect de l'autre et leur solidarité étonnante.

Le quartier avait aussi une particularité, c'était d'avoir le plus grand nombre de boutique au mètre carré. Ça n'a d'ailleurs pas changé depuis, ça a même augmenté. Et faut pas croire que ça fermait le dimanche et jours fériés. Impossible ! À croire que les clients avaient le double des clés. Le seul qui osait braver la règle c'était la boutique Ivrin. Le premier arrivé dans la cité et renommé pour ses bonbons cravates et petits tamarins. Mon frère lui avait piqué un petit sachet une fois. Le coup de « zok » qu'il avait reçu en retour l'avait laissé sans voix.

J'espère que des potes du quartier me liront un de ces quatre matins, pour qu'ils se souviennent avec moi de nos fous rires presque enfantins. L'époque où ce qui comptait c'était de se rassembler entre copains. Aujourd'hui on n'est plus dans le quartier. La « Side Moufia » on l'a délaissé sans vraiment vouloir y retourner. Bin oui, la vie est ainsi faite, il faut avancer, regarder vers l'avant sans malgré tout, renier son passé…

mardi 12 août 2008, a 20:52
L'HOMME PI L'HOMME?
 

Y dor koué ?

 

Ayé, la violence faite aux femmes est encore aux actualités. Au centre du débat, la séparation apparemment trop dure à supporter. C'est vraiment du n'importe de quoi quand on voit ceux qu'on tente d'accablé. On est là à nous incriminer parce qu'on donne quelques coups ici et là. Et plus ça va et plus on nous montre du doigt. Je ne comprends pas pourquoi autant d'acharnement. Tout ça parce que j'ai réglé une histoire dans la rue devant des gens. Si elle m'avait écouté elle n'aurait pas eu besoin de se faire soigner. Je ne demandais rien de plus que du respect. Et pour en avoir je suis en droit de lui envoyer mon poing, mon pied. Plus encore, selon mon humeur et mon envie de tuer. Elle, c'est 12 coups de couteau que je lui ai mis, 12 avant que certains interviennent. Je l'ai vu en sang me supplier alors qu'elle ne voulait même plus me dire je t'aime. Avant je me cachais pour lui apprendre les bonnes manières, mais maintenant c'est à la vue de tous que je l'envoi en civière. L'hôpital elle connaît faut l'avouer. J'ai même pensé lui prendre une location à l'année, mais par amour, à la maison elle préfère rester. C'est plus chaleureux, plus convivial, on s'amuse bien. En tout cas moi je m'amuse bien c'est certain. Je sais aussi que beaucoup la prennent pour une conne. En fait j'en ai marre qu'on se fasse une idée de ma personne. Qu'on se dise que je suis violent juste à l'écouter se plaindre au téléphone. Comment voulez vous que je réagisse ? Moi je veux qu'elle ait peur jusqu'à ce qu'elle en pisse. De plus je trouve que je fais preuve d'une bonté infinie. Bin oui, car au moins avec moi, elle est toujours en vie. J'en connais qui ne se montrent pas aussi généreux. Ils traitent la chose plus radicalement quitte à être malheureux. Normal d'être malheureux, car qui viendra combler cette absence subite ? Comment se débrouiller face à quelqu'un qui s'en va aussi vite ?. Je vous le dis, ce n'est pas de gaité de cœur qu'on agit ainsi. Faites l'effort de me comprendre mes chers amis. La femme est faite pour nous servir, comme une esclave, une bonne. La nature est ainsi faite, tant pis pour leur pomme. Si elle m'enmerde, je la tabasse cette poufiasse, en mille morceau je la casse. Qu'elle crie et elle verra de quoi je suis vraiment capable cette pétasse. La femme doit se rabaisser face à l'homme, son roi, c'est comme ça. Alors qu'elle n'oublie pas qu'ici… l'homme… c'est moi

mardi 05 août 2008, a 21:57
MA MERE LA CAF
 

Y dor koué ?

 

Ayé, depuis ce matin je suis de sortie pour le plaisir des plus grands. Je suis très attendu d'ailleurs et c'est pourquoi je m'habille toujours couleur argent. J'ai mes détracteurs mais ceux qui m'aiment ne tarissent pas d'éloges à mon égard. Ils se battent pour moi et je lis bien l'amour qu'ils me portent dans leurs regards. Dès que je pointe mon nez, ils sont là à m'attendre tels des fans devant leur star. Pour moi ils font même la queue, quitte à rester debout avec rien à boire. Oui, pour eux j'évite toute absence, tout retard. Je me dois d'être là et c'est ainsi depuis longtemps déjà. Parfois j'avoue, je sais aussi me montrer malicieux. Je retarde ma venue au maximum pour me rendre compte de ceux qui se la jouent malheureux. Du coup j'en deviens un sujet tabou mais débattu à tous les étages, quand ce n'est pas à la télé devant un traditionnel barrage. Je suis aimé de beaucoup, je le sais et j'en joue. Cet amour, et ce n'est pas exagéré, en a rendu quelques uns coléreux, fous. Combien ont tenté de m'arracher violemment des mains d'autrui. A coup de griffes ou de machettes, je suis au centre de beaucoup de bruit. Bien heureusement, il n'en est pas pareil dans toutes les situations. Certains vénèrent ma venue chez eux, dans leur maison. J'assouvis bien des besoins, je règle bien des soucis, je soulage en quelque sorte. Je veux qu'on m'adore, c'est tout ce qui m'importe. J'aide tous ceux qui satisfont aux conditions que je pose. J'assiste alors, à fortes ou petites doses, c'est selon, le tout étant de rendre la vie un petit peu plus rose. Des mercis j'en reçois très couramment, surtout de ceux qui me voient sonner à leur porte avec ma tenue couleur argent. Car les autres, ils ont beau s'arracher les cheveux, ils ne sont pas près de me voir m'approcher au plus près d'eux. Pourtant je vois bien tous leurs efforts pour attirer mon attention. Leur réussite mériterait même une légère compensation, mais jamais je ne pourrais agir de la sorte, ça ne fait pas parti de mon éducation de refiler comme ça une quelconque allocation.

Depuis ce matin je suis de sortie et ce n'est pas encore fini. On est le 5 et jusqu'au 10 du mois ce sera ainsi. Bin oui, comme chaque mois à la même période, beaucoup viendront m'extirper expressément de mon trou à l'aide d'un code. Ma mère, la CAF, m'avait bien dit et même prévenu: c'est ta semaine de gloire alors donne toi à eux sans retenu

dimanche 03 août 2008, a 21:58
LE CHANGEMENT
 

Y dor koué ?

 

Ayé, dès demain va falloir que je me fasse au changement. Côtoyer de nouvelles personnes, s'habituer à un nouvel emploi du temps. Oui c'est sûr, va vraiment falloir que je me fasse au changement. Je m'étais fait à l'idée de rester là, parmi ces gens bien accueillant, jambes en l'air presque, sans pour autant tirer au flan, jusqu'à ce que quelqu'un de bien plus important, m'oblige à revoir ma position, m'incite à réfléchir à une autre direction. Une direction menant à une autre ville, un autre environnement. Et en ces temps de monnaies peu sonnantes, d'augmentation du prix du carburant, le changement se fait navrant surtout quand il commence à devenir fréquent. Une fréquence presque insolente, déstabilisante, Pour ne pas dire pesante. Si j'associais un déménagement à chaque changement, aucun propriétaire ne me louerai une maison, et ce quelque soit mon garant. Bin oui, très peu accepterait de me signer un bail pour même pas un an. Le changement implique une nouvelle organisation, un nouveau rythme au quotidien et cela pour plein de raison. Je ne vais pas m'étaler la dessus en aucune façon, ça ne sert plus à rien, et à quoi bon au fond. Mon argumentation ne changera en rien leur décision. Va falloir que je me fasse au changement sauf que la situation aurait mérité un peu plus d'explication. Ceux qui auront compris sauront que je parle là d'une forme de mutation. Un turn-over incessant qui vous surprend et qu'on accepte difficilement. Mais quand je regarde la relation que certains entretiennent avec leur patron, je me dis que pour eux, le changement aurait du bon. Alors peut-être, que du changement, faudrait que j'arrête d'en faire une fixation. Peut-être ! Mais comment faire justement ? C'est bien là toute la question…

samedi 05 juillet 2008, a 12:23
VIVRE ENSEMBLE
 

Y dor koué ?

 

Ayé, imaginez un enfant placé dans un foyer. Quelque soient les motifs de sa présence dans ces villas pour publics en difficultés, partager ce nouveau lieu de vie, aussi agréable soit-il, ne doit pas être chose facile. Il arrive là, parmi d'autres enfants avec divers problématiques, il n'y peut rien, c'est comme ça. Y en a qui lui prennent son nom, d'autres lui prennent la main, il se dit « c'est quoi ça, lâchez moi ». On lui fait visiter une grande maison, une chambre comme il n'a jamais eu, mais  il n'aime pas, il aurait préféré être encore chez lui. C'est vrai que ça ne se passait pas bien quand on regarde plus loin. Carences éducatives et autres maltraitances étaient son lot quotidien. Il n'avait rien demandé, il s'était juste laissé embarquer dans les dérives familiales. Une décision judicaire l'a alors retiré à l'autorité parentale pour le confier à un service social. Son bien être, sa protection sont mis en avant pour justifier cette position de la loi. Un jour pourtant, il décide de prendre le chemin, de se sauver et on se demande pourquoi ? Au fond il n'a pas confiance, il se croit même plus malin. Il n'écoute personne, pique sa crise, se met en danger, se révolte à coup de pieds et poings. Il met son corps en transe jusqu'à dévider son chagrin. Dans les bras de cette équipe encadrant il se met à pleurer. Il explique les raisons de sa colère, le manque créé par une famille éloignée. Sa volonté est de revenir à la maison, prendre sa chance, ne plus la gaspiller. Arrive l'instant où tout semble plus clair, il doit s'en aller, quitter cette structure d'accueil et tous ses bienfaits. Il est temps pour lui d'aller partager, renouer avec ses origines. Sa famille, ses éducateurs, beaucoup sont fiers de l'avoir relevé pour lui transmettre un petit message du cœur : « Allons apprendre à vivre ensemble, vivre avec nos qualités un jour, un mois, toute l'année. Faire de nos problèmes des solutions à résoudre de mille et une façons.

Allons juste apprendre à vivre ensemble »

samedi 05 juillet 2008, a 09:53
LE VIEUX POETE
 

Y dor koué ?

 

Ayé, Jean-Claude, un bloggeur bien apprécié, m'a dédicacé ce qui suit. Je dois dire que j'apprécie le geste et encore plus l'écrit. Un écrit qu'il a fait paraître sur son blog perso que vous retrouverez dans mes favoris. Avec son accord je le publie ici, mais n'hésitez pas à lui rendre visite, il en sera ravi

 

Pour wapeou974  

 

Le vieux poète.
Le petit homme est là assis sur son fauteuil vieillit par les années représentatif du vieux monsieur, connaissant son âme, faisant un tout harmonieusement soudé.
Il regarde sa feuille blanche immaculé uni, l'attire inexorablement par sa passion d'écrire, on se demanderait même, si c'est la feuille qui n est pas attirée par le vieux monsieur.

Le poète prend sa plume, la fait roulé dans ses mains, pensif dans ses souvenirs et combien de poèmes, avec son cœur à t il écrit pour le rêve. De cette poésie, une cause qui lui semble un ensemble universel comme le langage primitif, venant du berceau de la vie et qu'il ne faut pas perdre

  Jean Claude         

http://jcomanu.blog.mongenie.com

 

mercredi 25 juin 2008, a 21:41
UN JOUR
 

Y dor koué ?

 

Ayé, même des jeunes filles me font parvenir leurs écrits. Elle s'appelle Julia, 10 ans et m'a transmis ce petit récit qu'elle me dit avoir griffonné pour sa maman. Alors j'espère que le message arrivera jusque ses tympans

 

Un jour, je reconstruirais notre amour

Car un jour, j'ai pensé que tu m'aimais

Un jour, je t'aimerai pour toujours

Car un jour, je saurais comment t'aimer

Un jour, on a souffert tous les deux

Car un jour, nous nous sommes séparés

Un jour, on se retrouvera

Car un jour, la vie nous réunira

Si au plus profond de ton cœur

Tu n'entendais plus mes pleurs

Sache que ma vie sans toi

Ne sera jamais facile pour moi

Ecoute, écoute-moi

Ecoute, entends ma voix

Ecoute, le monde qui t'entoure

Ecoute, écoute l'amour

 

                             Julia

lundi 16 juin 2008, a 20:50
AIMER
 

Voilà que tu parles de ce sentiment BIZARRE et imprévisible qu'est l'Amour. Je profite alors pour t'offrir mon ressenti à ce sujet:

 

Amour toujours
ou,
juste un soupçon d'humour
Prendre la vie avec le sourire
le temps d'un soupire
au rythme d'un éclat de rire
ne pas penser au pire.
Au fond,
qu'est ce que c'est que l'amour?
Une grosse blague dénuée d'humour, une feinte, un détour...
Qui dure parfois trop longtemps et qui reste trop souvent: commercialisé, détourné de son but premier.
A ce qu'il parait Aimer c'est acheter, supporter, changer, tromper...
Il faut arrêter de penser des conneries, car AIMER à mon avis c'est donner sans compter
c'est respecter ce qu'est l'autre
et surtout l'accepter tel qu'il est.
Aimer c'est adorer, aduler, honorer,...
C'est tellement de chose que l'encre de mon stylo ni la mémoire de l'ordinateur ne suffisent à exprimer la portée.

 

                                             Cyrielle

dimanche 15 juin 2008, a 19:02
C'EST QUOI CE SENTIMENT BIZARRE
 

Y dor koué ?

 

Ayé, c'est reparti pour partager de nouveaux écrits, de nouvelles idées. Regardez ce temps mauvais, qui me fait dériver. Sur un bateau qui naviguait seulement pour nous deux, la comédie avait rempli notre réalité. S'il y a un prix c'est sûr, tu pourras être récompensé. J'avais envi qu'on reconstruise notre vie ensemble. Même si le ciel m'avait prévenu : « si tu te mari, moi je tremble ». Ce frisson qu'il a ressenti a refroidi mon sang. La douleur que j'ai alors connue n'est pas restée sans lésion. C'est quoi ce sentiment bizarre que tu ressens dans mon regard ? La peur sans doute quand vient le noir. La peur de me retrouver seul dès ce soir.

La vie est belle, voilà  une idée peu évidente. Une douceur plein de miel m'avait dit à ce moment : « Ne lâche pas l'affaire, j'ai besoin de toi vivant car dans ma chair, j'ai pour toi de vrai sentiment ». Mon cœur est libre et le sien enchaine en mon sein un amour qui me délivre du mal pour le bien. Un amour qui sublime mon âme en vérité. Tellement que pour verser une larme, je n'ai pas besoin de faire semblant. Oui, c'est quoi ce sentiment bizarre que tu ressens dans mon regard ? La joie sans doute, l'espoir que ce soir je puisse me retrouver près de toi. Le vent souffle dehors mais on ne l'entend pas. Normal je dirai car nous sommes sous nos draps. Dis moi c'est quoi ce sentiment bizarre que tu ressens dans mon regard ? La joie surement, l'espoir de t'avoir que pour moi, tôt ou tard.

On avait pris rendez-vous à l'ombre d'un bougainvillier. Sous cet arbre, ensemble on rit, on ne s'arrête plus de parler. La mer, le soleil prient pour qu'un jour enfin, nos 2 cœurs soient réunis à jamais, sans aucun témoin. Je rentre dans ta cadence quelque soit la danse. Si mes pas sont trop rances, tu resteras ma seule chance. Tu es mon lendemain, le bruit dans mes silences. Un bruit que j'imagine sans fin, du lundi au dimanche. S'il te plait, dis moi c'est quoi ce sentiment bizarre que tu ressens dans mon regard ? La joie sans doute je veux bien le croire. La joie de savoir que malgré tout, l'amour restera là, entre toi et moi.

lundi 02 juin 2008, a 23:37
DES RÊVEURS DE RÊVE
 

Y dor koué ?

 

Ayé, je me suis décidé à rendre hommage à mes camarades de l'impro. Revenu en octobre 2007 j'ai trouvé en place une équipe malade du dos. Bin oui, la colonne vertébrale que j'avais connu a carrément quitté la scène. Prises de bec et autres incompréhensions, à sec, ont mené le petit noyau à fuir en chaîne. Les premiers membres s'étaient alors éparpillés bizarrement. Dispersés on ne sait où, tels des étoiles filantes.

Les nouveaux arrivantsquant à eux, ont ramené une dynamique de gaieté. Comment j'étais content de revenir. Comment je suis content de ne pas les voir tous partir. Comment j'étais ravi de toutes ces nouvelles rencontres. Comment je suis ravi de toujours vouloir aller à leur encontre.

Avec eux dorénavant c'est le plaisir retrouvé. Un plaisir qui m'a fuit au détour d'une improvisation très vite oubliée. J'aimerai citer des noms mais je ne pourrais les nommer tous en toute franchise. Je crains trop d'oublier celles qui viennent sans robe et ceux qui viennent sans chemise.

Toutefois je me permets d'allumer ou plutôt d'éclairer quelques têtes. La tête à Annabelle pour ces propositions dans la gestion des différents groupes. 2 groupes je dois dire, débutants et confirmés, qui s'amusent sans voulor la renvoyé en soute. La tête à câline Célinette, qui n'a rien lâché malgré une absence très remarquée. Cette jolie demoiselle a fait de son retour un engagement rapidement sublimé. La tête à Wilfrid pour son tempérament amusé et amusant en toute circonstance. Un comportement qui l'honore même s'il est avec nous par intermittence. Hé hé, c'est la petite pique que je lui lance. La tête à BoBo pour sa présence simple, discrète et respectable. Ses menées d'entraînement sont appréciées de tous, même de ceux qui pètent un câble. La tête à Jean-Laurent, Jlo pour les intimes ou « kaf bel lève » comme il aime à s'appeler. Pour « kaf » je confirme, et pour « bel lève »… aussi, quitte à la faire s'énerver. Sur ce dernier je vais m'étendre sur les qualités humaines développées. Pas de grosse tête malgré sa notoriété, juste un partage d'expérience sans chichi, sans secret.

Ne m'en veuillez pas, ceux et celles non citées. Sachez cependant que de mon ordi de vous assure de mes amitiés.

 Par ce biais, je salut « les rêveurs » de Ste-Marie. Une équipe très riche de cœur et surtout bien fournie. T

out ça pour dire que j'ai trouvé en vous, avec vous, un espace de liberté. Un loisir, où plus qu'ailleurs, je suis fier d'évoluer.

 

Dédicace spéciale pour Aurélie, Lucie, Mumu, Lisa, Stéphane, Mandy, Céline.V, Jérémy, Jean-Max

vendredi 23 mai 2008, a 22:35
LES JEUNES
 

Y dor koué ?

 

Ayé, voilà une petite pensé pour ces jeunes qui se croient les plus forts. Ces jeunes qui se croient les plus beaux. Du haut de leur jeunesse qui blesse. Ils se prennent la tête à trop vouloir. Les jeunes se croient les plus forts. Les jeunes se croient les plus beaux. Mais du haut de ma jeunesse plein de stresse, j'ai souvent voulu matérialiser les choses qui m'ont rempli. Mais le temps dans le vent m'a pris en filature, dans sa belle armure. De ma jeunesse, je garde les caresses des mots que j'ai écrits pendant des heures, allongée dans mon lit, pour faire parler mon cœur rempli de malheur. Moi qui dans ma jeunesse me disais forte, me disais belle, j'ai vu sombrer un soir, les plus belles années de ma jeunesse, soit.

Les jeunes se croient les plus forts. Les jeunes se croient les plus beaux. Mais quand ils sombrent, seul reste une ombre

 

                                                             Thérèse

vendredi 09 mai 2008, a 22:30
DU RESPECT EN GUISE DE RETOUR
 

Y dor koué ?

 

Ayé, après 5 jours d'absence me voilà de retour sur le monde virtuel.

Je reprends du service, sans vouloir ramener quelques nouveautés que j'espère pouvoir partager au fur et à mesure avec vous. Il m'arrivera par exemple de publier certains textes de personnes proches ou non.

Pour commencer, un petit texte issu du répertoire d'une personne rencontrée tout récemment. Je me permets de le mettre en ligne car… bin tout simplement parce que j'en ai envi et ça suffit comme prétexte…

 

Le Respect

Je m'entends souvent dire « ne fais pas aux autres ce que tu en veux pas qu'on te fasse ». Alors si cela te lasse, descend de ta tour et abandonne les strass. Regarde un peu du coté de la masse, tu verras que les grands passent lorsque les petits trépassent. Le R manipulé, raréfié, s'est frustré d'avoir perdu le grand E, très peureux, parti à bord du grand bleu. Alors le S stressé, a succombé à un P qui oubli de l'aimer. Le petit E, courageux et voyageur, victime de sa couleur, issue du métissage, attire les plus envieux. C est resté muet, mais pas tant que ça, puisque c'est l'essence même de mon prénom. Et mon T, perdu dans l'immensité, vieux sage, en rage ne comprend pas, quand il voit le déluge de violence sur le béton du racisme. Racisme où l'harmonie a été abolie suite à la perte du Respect.

                                Cyrielle

Présentation
Y dor koué?
Koifélaaaaaa.... Kalkil koué? ke mi sa rèss si in branch pou fé l'intérésan... ékout pa toute sèt y di si moin, mi lé kom sa dousman dousman, mé croi moin kan mi di ke mi fé semblan. Mi véy toute et mi koz si toute, m'en fou si na dmoune lé pa conten... totoché zote m......
Nartrouve si le blog pou sèk y vé largu in comantèr. Koz azote, rode pa si va fé chié l'autèr. Si li lé vexé, de toute fason sra jamé zote le tèr

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commentaire(s)
JOHNNY CATHERINE amis (17/11/2009 07:36)

c'est une assas...

JOHNNY CATHERINE amis (17/11/2009 07:28)

mardi 17 novembre 20...

MEURTRE AUX CAMELIAS 97400 (03/11/2009 08:10)

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SAMBLANI sade (01/11/2009 18:16)

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