| dimanche 06 décembre 2009, a 17:37 |
| L'ÎLE DE LA REUNION |
Y Dor koué ?
Ayé, il était une fois Dieu qui, assit sur une belle étoile, contemplait l'immensité de l'univers. Dans ce noir absolu son étoile brille comme mille lumières, éclairant le visage de Dieu qui se demande quoi faire pour améliorer son œuvre, sa Terre. Cette Terre si belle et trop souvent ravagé par d'atroces guerres. Dieu prend alors dans ses mains ses compagnons les plus fidèles, des crayons de couleurs capables d'animer la vie sur terre comme au ciel. Il leur fait part de son rêve, un rêve si incroyable qu'il a lui-même du mal à y croire. Il a dessiné une ile, une toute petite ile, pendant que tout le monde dormait, un soir. Dieu ne voulait surtout pas qu'on le voit faire. Il veut rester discret sur cet ilot presque perdue en pleine mer, pour que celle-ci ne tombe pas entre de mauvaises mains. Il veut faire de cette île une terre de paix où le mal ne peut s'imposer face au bien. Il y a mis en son sein un volcan qui l'aviserait de tout danger tel une alarme intrusion. Car Dieu ne veut pas que l'on vienne entacher son œuvre, son illumination. Il confia donc à ses fidèles compagnons une honorable mission. Celle d'aller peupler son ile, eux qui se considèrent encore comme de simples crayons. Il leur demande de s'y disperser en gardant pour chacun d'eux leur particularité, leur couleur. Ces crayons qui ont encore bonne mine ne comprennent pas vraiment le souhait du seigneur. Ils ont toujours évolué ensemble, peignant chaque saison de tout leur cœur, et voilà que Dieu, dans toute sa splendeur, les missionne sur cette terre inachevée où règne par moment une torride chaleur. Au-delà des cieux Dieu les rassurent toutefois sur leur prochaine destinée. Il leur demande de rester tels qu'ils sont, solidaires et respectueux les uns envers les autres, tolérant et présent quelque soit l'évolution des uns et des autres. Car on sait bien qu'un crayon qui peint en continuité, perd de sa verve s'il n'est pas entretenu, taillé. Pour les rassurer davantage il leur assure de précieux gardiens, en la personne de grands esprits ayant déjà fait leur preuve, des saints. D'ailleurs Dieu promet même qu'un saint sera affecté dans chaque ville où ils vivront comme pour garder avec eux un éternel lien.Les crayons de couleurs de dispersèrent alors ravis. Ravis de partager ce rêve qui paraissaient être une vraie utopie. Car comment peut-on croire que des crayons de diverses couleurs, puissent peindre sur le même sol sans craindre de faire des erreurs. Oui, effectivement on peur se poser la question, à moins de faire confiance à des crayons soucieux de mener à bien leur mission. En regardant le résultat le créateur se réjouit de ce songe qui prend forme sous ses grands yeux. Chaque couleur s'est mué en une unité culturelle, accepté et célébrée dans tous les milieux, quelque soit leur Dieu.Son île est devenue un exemple qu'il présente volontiers aux plus pessimistes, à ceux qui disent impossible une réunion d'âmes sans qu'il y ait parmi eux un seul intégriste. Car c'est bien là la nature et la qualité de ce rêve divin. Chaque crayon représentant une couleur, a sa place en ce monde en tant qu'humain. Dieu peut maintenant aller se reposer, voire réfléchir à une autre création. Il peut même prendre son temps car il a déjà mis à l'eau la plus belle embarcation… l'île de la Réunion |
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| jeudi 03 décembre 2009, a 19:38 |
| TOMBER, SE LEVER ET COURIR |
Y Dor koué ?
Ayé, je me suis retenu de lui foutre un bon coup de pied. Tranquille comme à mon accoutumé, je profite d'une pause bien méritée. Pas de cigarettes à grillées, je ne fume pas, je tiens trop à ma santé. Les minutes s'égrainent rapidement, c'est toujours comme ça quand on prend du bon temps. Pas le temps d'apprécier, de se soucier de ce temps qu'on me prend que déjà c'est gâché par l'arrivée d'un misérable à deux pattes. Un énergumène bien énervé qui veut absolument qu'on se batte. « Oué gar, ou fé l'hom, alon souk in kou !! » Bizarre comme tout d'un coup le temps devient lourd, c'est fou. Il s'assoit face à moi jambes écartées, le jeans légèrement déchiré, le tee-shirt salopé par des traces bien incrustées. Il a le regard vif, l'œil du tigre comme dans Rocky. Sauf que lui c'est loin d'être Rocky, c'est plutôt…lui, musclé comme un crayon et prêt à courir au moindre bruit. Mais il me connait l'animal, il sait que je ne suis pas un sauvage. Il connait ma patience, comment je suis capable de rester là à l'écouter verser sa rage. Alors il ose, il se permet, il crache son venin, il trouve du courage. Quel courage ! L'expression ne vient pas de moi mais d'une bande de joyeux improvisateurs, qui savent, eux, se battre avec la plus grande des fureurs, dans le respect de l'autre de manière très théâtrale. Et c'est justement ça la force de ce gringalet que j'ai envi d'envoyer à l'hôpital. Il joue et je trouve même qu'il ne joue pas si mal. Je reste muet face à ses provocations, ça l'irrite, il insulte de plus en plus mais aucun mot je lui réponds. Ses poings se serrent, certainement qu'il est déterminé. En fait c'est ce que je veux, c'est ce que j'attends, alors qu'est ce que tu fais ? Fais moi plaisir, lève toi et marche, viens vers moi. Tranquille comme à l'accoutumé, de moi c'est ce qu'il voit, mais s'il bouge le petit doigt, qu'il lève juste les bras, et tranquille sera juste le souvenir qu'il gardera de moi. Mais j'ai la chiasse en ce moment. Il ne m'a pas donné l'occasion de tester mes chaussures renforcées sur ses dents. Être calme, rester calme en toute circonstance, voilà ce qu'on m'a appris durant mon existence. Je voulais un peu m'énerver, gouter à ce sentiment bien particulier. Lui montrer au moins un court instant qui je suis en réalité pour qu'il garde en mémoire que le sourire souvent affiché, peut laisser place à un visage qu'il ne peut imaginer. Il est resté assis toujours jambes écartées. Il a gâché le film que je me suis fait, où je l'ai vu se plier en deux pour me supplier. Le jiu-jitsu pas sur qu'il connaisse, et pourtant j'aurai voulu lui montrer les clés possibles avec ses propres tresses. Dommage, il a raté là l'occasion d'apprendre quelque chose, surtout que je lui en veux d'avoir ruiné ma pause. Tranquille comme à mon accoutumé, devant lui je suis finalement resté planté. Lui, il est resté encore un moment avant de s'en allé. Je l'ai vu détaler comme un lapin lorsqu'il a compris qu'il pouvait prendre un pain, une main, un poing. Ça court vite quelqu'un qui craint. Je me suis à peine retourné qu'il avait déjà disparu au loin. Il reviendra je le sais, j'en suis même certain. S'il oubli cet épisode je me ferai une joie de lui dire que je n'oubli rien. La conclusion je vais l'écrire avec lui avec de l'encre indélébile. C'est ça le deal, pas de prise de note séparément, trop facile. La lecture n'en sera que plus lisible, sans rature ni Blanco. Pas d'incompréhension au bout du stylo, on prendra le temps de choisir nos mots. Tout sera réglé c'est la promesse que je lui fais. Parce que toujours tranquille comme à l'accoutumé, je garde en tête la merveilleuse idée qu'un jour je puisse l'aider… |
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| mardi 01 décembre 2009, a 18:59 |
| MA FLEUR |
Y Dor koué ?
Ayé, le charme est rompu, je m'avoue définitivement vaincu. J'ai vu une fleur, une très belle fleur, une espèce rare, presque inconnue. Une fleur unique en son genre qui vous enchante la vie juste par sa présence. L'ignorer aurait été un sacrilège, une vraie offense. Je l'ai contemplé longtemps, très longtemps avant de pouvoir déployer un simple mouvement. Son Hora est indescriptible, je n'ose plus m'approcher, mais quel est cet envoutement ? Comment cette petite fleur, si fragile, délicate, a pu autant scotcher mon attention ? Pourtant j'ai une rose à laquelle je tiens et sur laquelle je veille avec précaution. Mais ses épines malicieuses et sournoises ont fini par ronger mes meilleures intentions. Je me dis alors que cette fleur ne peut pas me faire de mal. Elle a une belle couleur et dégage un sentiment de confiance que j'estime totale. Pas de piques qui s'élèvent de sa tige toute fine ni de maléfices qui touchent au cœur. Non rien de telle pour une si belle fleur, juste un élan de générosité, de tendresse et de douceur, qui doit rendre fou de bonheur son heureux propriétaire. A t-il seulement conscience de ce qui pousse dans son jardin, quand je la vois là, isolée, attendant peut-être que je la prenne entre mes mains. J'ai fini par me délester de ma rose aux épines pleines de rancœur. Difficile d'entretenir une rose qui pourrit jusqu'à dégager la plus mauvaise des puanteurs. Je l'ai pourtant choyé, arrosé comme un être aimant, mais trop longtemps j'ai supporté son intolérable tempérament. Cette douce fleur sent bien que j'ai pris là, la bonne décision, même si cette foutue rose tente de renaitre dans un recoin de mon gazon. Alors elle m'a aidé à l'évacuer totalement, sans désherbant, juste en prenant de plus en plus d'ampleur, en prenant de l'assurance, et confiante, en prenant davantage de hauteur. Le ciel lui a promis ce qu'elle espère tant : le bonheur, mais par mes actes manqués et mon inconstance à veiller sur elle, j'ai finit par lui couper les ailes. Son propriétaire avait bien senti le drame qui se jouait. La petite clôture que j'ai franchit est maintenant un mur en béton armé. Ma fleur, cette douceur, s'est enracinée silencieusement, elle n'ose plus se montrer. Ceux qui poussent autour d'elle lui font comprendre où est son intérêt : « quitter la terre où l'on nous a plantés n'est pas chose à faire si l'on veut rester unis à jamais ». Elle que je voyais grandir, se détacher de ce tuteur constant en rigidité, s'impose dorénavant dans un magnifique bouquet qu'elle surplombe en toute humilité. Elle a sans doute trouvé ce bonheur tant recherché et mérité, mais j'avoue que derrière ce mur hautement érigé, je ne peux m'assurer des bienfaits de ce qu'on lui fait avaler. Car je sais bien que devant une telle fleur, chacun y va de sa petite touche. Un peu d'eau par ci, un peu d'engrais par là, tout le monde veut en rajouter une couche. Son parfum est enivrant je le conçois, sauf qu'à les laisser faire ils finissent par faire et dire n'importe quoi. Cette fleur adorable me manque terriblement mais le saura t'elle un jour. J'ai beau tenté un regard discret pour voir ce qui se trame dans sa jolie cour, mais je ne perçois plus rien en retour. Ma petite fleur se confond maintenant parmi les autres fleurs. Ma lutte s'achève ici pour qu'elle perdure dans toute sa splendeur. Le charme est rompu, je m'avoue définitivement vaincu. Ce propriétaire a jardiné comme il se doit avec certainement une arme absolue. On ne se bat pas à armes égales je le savais déjà, mais si cette fleur pouvait encore entendre le son de ma voix, je lui dirai tout simplement que je porte encore sur elle le même regard que la première fois… |
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| lundi 30 novembre 2009, a 19:45 |
| RICHARD COEUR EN PRISON |
Y Dor koué ?
Ayé, j'ai pris direction la zone de rétention des grands délinquants. Pourtant rien de ce que j'ai fait jusque là ne laissait envisager cet enfermement. On me traite de meurtrier, d'alcoolique, de fou du volant, tout ça parce qu'un soir de fête ma petite amie s'est retrouvée inerte, allongée agonisante. Pour moi tout avait bien commencé pourtant. Un job en or comme chauffeur de bus pour enfant, et une voiture toute neuve faisaient mon enchantement. Je fêtais un anniversaire, rien d'extraordinaire, à part, d'après les dires, une consommation excessive de bières. N'importe quoi, comme si quelques bières pouvaient me faire rouler à terre. L'alcool je contrôle, faut pas croire tout ce qui se dit. D'ailleurs je ne me suis pas privé pour en boire encore plus avec mes amis. C'est pour ça qu'ils ne m'ont pas pris mes clés quand j'ai dit que c'est moi qui conduis. Oui, ça c'est des potes, des vrais, ceux qui restent à tout jamais. Faut dire que depuis que je vis dans le quartier on a beaucoup partagé : la vitesse, le rhum, le vin, la bière, toutes ces choses qui maintiennent l'amitié. Alors comment peuvent-ils m'empêcher de prendre le volant après que j'ai payé ? Je tenais tellement à conduire ma voiture toute neuve même si je paraissais « pété ». Ma copine, elle ne s'est pas plainte, ni les 2 gars qui nous accompagnaient. Je contrôle et je n'ai pas honte de l'avouer en toute liberté, mais ce soir là je ne sais pas ce qui s'est passé. J'avais réussi quelques dépassements sans affoler mes passagers, jusqu'à ce que le pire arrive dans un fracas étourdissant. Ma voiture toute neuve n'a pas résisté au terrible accident. J'ai tout perdu comment je vais faire maintenant. Je n'ai pas eu le temps de me consoler qu'on m'annonçait un drame non moins émouvant. Ma copine, celle qui partageait ma vie est morte éjectée de la voiture, alors que les 2 autres ressortent de ma conduite avec de graves blessures. Pour ma part c'est indemne que je me rends au tribunal entendre ma sentence. J'ai pris un an de prison ferme pour avoir donné la mort et j'entends déjà certains, parler de clémence. Ce soir je dors en prison et je me demande si je vais encore m'adonner à la boisson. De toute façon j'ai un an pour me fondre dans l'eau tel un poisson. Je reviendrai dans mon quartier retrouver ceux que j'aime. J'y reviendrai pour que chacun se rende compte si je suis encore le même. J'admets tous mes torts et je suis prêt à supporter mon malheureux sort. Mon corps se souviens encore de cette nuit où l'on ma interpellé tel un survivor. Je me sentais fort à bord de ma caisse, ma déesse, que je vénérai comme de l'or. Tellement fort que je n'avais pas peur d'un rendez vous avec la mort. La preuve, moi Richard, je suis là pour en parler pendant que d'autres… |
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| vendredi 23 octobre 2009, a 23:09 |
| LE ROI SOLEIL |
Y Dor koué ?
Ayé, la météo avait prédit des nuages gris et beaucoup de pluie sur mon paysage. J'espérais un peu de clémence de la part du temps pour qu'il ne me prenne en otage, alors au saut du lit je suis allé à sa rencontre voir ce qu'il m'avait donné en climat. Je m'attendais à une averse mais c'est le soleil qui m'a pris dans ses bras. Il m'a demandé de le suivre, de quitter mon petit chez moi. Je viens à peine de me lever je lui dis, j'ai encore mon pyjama. Je l'ai contemplé longuement, longuement avant de mettre un pied dehors. J'ai apprécié chacun de ses rayons dorés et fins, brillants comme de l'or. La chaleur qu'il dégageait agissait comme un aimant, me réchauffant tout en m'entrainant par la main, tel un enfant. J'ai résisté sans vouloir le vexer car je craignais de me perdre à trop m'éloigner. Mais l'astre solaire, têtu, est resté là, à ma porte, convaincu de pouvoir m'amener au loin. Je comprenais bien qu'il ne me voulait pas de mal, que du bien. Il multipliait ses caresses à mon égard, chuchotant par instant de douces paroles à mon oreille. Il me demandait de lui faire confiance, de croire en ses bons conseils. La journée ne faisait que commencer. Il faisait beau et cette journée s'annonçait bien ensoleillée. Rien à voir avec cette pluie que la météo avait insupportablement annoncé. Alors je me suis laissé tenter. Je l'ai suivi comme un illuminé dans son odyssée. J'ai mis de coté mes savates pigeons pour ne pas trainer des pieds. Parfois il s'amusait à se cacher me privant de toute sa clarté, pour vite réapparaitre dès qu'il me voyait m'inquiéter. Je n'avais pas l'habitude d'aller comme ça à l'aventure, alors je l'ai menacé de faire marche arrière s'il continuait à me rendre la vie dure. La maitrise des choses voilà ce que je dois fuir il me disait. Ose vivre chaque instant tel qu'il arrive, ne réfléchit plus aux conséquences. Prend le temps d'apprécier sans rien attendre de la chance. Une chance que je savais fuyante depuis que j'ai mis mes croyances en errance. Le soleil ne m'a pas ébloui de sa lumière, il m'a simplement aidé à y voir plus clair. Le temps d'une journée il m'est apparut de toute sa splendeur. Jouissant d'une belle renommée il en a joué pour rassurer mon cœur. Je doute qu'il puisse encore me transporter ainsi en un éclair, mais dorénavant je veux qu'il sache que je me laisserai volontiers faire. J'irai là ou il sera s'il ne vient plus à moi. J'attendrai même qu'il sorte de sa tanière, majestueux tel un roi. La météo avait annoncé qu'il fallait sortir imperméable et parapluie, mais j'ai bien compris que le soleil reste maitre tant qu'il n'a pas à faire à son ennemi, la nuit. En tout lieu il se trouve et si on regarde bien il apparaitra sans faire de bruit, pleine de grâce et savoureux comme le plus doux des fruits. |
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| Présentation |  Y dor koué?
Koifélaaaaaa.... Kalkil koué? ke mi sa rèss si in branch pou fé l'intérésan... ékout pa toute sèt y di si moin, mi lé kom sa dousman dousman, mé croi moin kan mi di ke mi fé semblan. Mi véy toute et mi koz si toute, m'en fou si na dmoune lé pa conten... totoché zote m......
Nartrouve si le blog pou sèk y vé largu in comantèr. Koz azote, rode pa si va fé chié l'autèr. Si li lé vexé, de toute fason sra jamé zote le tèr
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